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La réforme de la décentralisation présentée en Conseil des ministres

Un ensemble de textes sur la décentralisation , prévoyant une clarification des responsabilités des collectivités territoriales et de l'Etat, incluant le statut de Paris, Lyon et Marseille, a été présenté mercredi en Conseil des ministres.

Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique © JACQUES DEMARTHON / AFP
© JACQUES DEMARTHON / AFP Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique
  • La1ere.fr (avec AFP)
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Plutôt que d'éliminer des échelons dans le "millefeuille" territorial français, ces textes, présentés par Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation  et de la fonction publique, proposent une série d'aménagements où régions et métropoles, considérées comme "des moteurs de croissance et de compétitivité", doivent gagner en prérogatives et en rayonnement.
 
 

"Un nouveau statut de métropole pour les grandes villes françaises"

Un premier volet consacré à "la modernisation de l'action publique territoriale et à l'affirmation des métropoles institue au niveau de chaque région, une conférence territoriale de l'action publique présidée par le président du conseil régional", selon le compte-rendu du Conseil des ministres.
Il crée par ailleurs "un nouveau statut de métropole afin de donner aux grandes agglomérations françaises les atouts dont elles ont besoin pour exercer pleinement leur rôle en matière de développement économique, d'innovation, de transition énergétique et de politique de la ville". Les trois plus grandes, Paris, Lyon et Marseille, bénéficient "d'un statut particulier".
 

Les régions acteurs renforcés du tissu économique et politique

Par ailleurs, un projet de loi "de mobilisation des régions pour la croissance et l'emploi et de promotion de l'égalité des territoires" règle à la fois l'avenir et les compétences des régions et des départements, alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait affirmé il y a juste huit jours que les départements figureraient dans le troisième projet de loi.
Ce deuxième texte "confère aux régions le rôle de chef de file du développement économique et des aides aux entreprises", selon le compte-rendu.
 

Des maisons de services publics dans les départements

Les régions deviennent aussi "des acteurs majeurs de la politique menée en faveur de l'emploi et de la jeunesse en les rendant pleinement compétentes en matière de formation professionnelle et d'apprentissage et en leur conférant un rôle de coordination et d'animation du service public de l'orientation".
Les départements deviennent eux "les chefs de file de la solidarité territoriale" et conservent leur rôle primordial pour l'action sociale. Ils auront la responsabilité de développer "des maisons des services au public".
Enfin, la réforme "renforce les compétences de chacune des catégories d'établissements publics de coopération intercommunale" (outre les métropoles, les communautés urbaines ou d'agglomération ou de communes). Elle institue un "haut Conseil des territoires, lieu du dialogue permanent entre les représentants des collectivités territoriales et l'Etat".
 

Une libre organisation de l'action publique au niveau régional

Le président François Hollande a souhaité que ces trois projets de loi soient débattus au parlement "avant mars 2014", date des prochaines élections municipales, a rapporté la ministre Marylise Lebranchu, qui a présenté ensuite cette réforme à la presse.
 
Selon Mme Lebranchu, "la discussion commencera le 27 mai au Sénat". "L'objectif", a dit la ministre, est d'aller "aussi loin et aussi vite que possible sur le premier texte, puis le second", et "le président de la République souhaite qu'on aille jusqu'au 3e avant mars 2014". "C'est un tour de force, je ne sais pas si on y réussira", a-t-elle ajouté.
Ce que propose la réforme, a déclaré Mme Lebranchu, c'est "une libre organisation de l'action publique au niveau régional" par un accord entre toutes les collectivités et l'Etat."On met la France en mouvement (...), la conjugaison de l'action de l'Etat et des collectivités territoriales est fondamentale".
Interrogée sur les nombreuses critiques de la réforme parmi les élus PS, Mme Lebranchu, accompagnée de la ministre déléguée Anne-Marie Escoffier, a répondu que le gouvernement n'avait "pas fait une loi pour l'Association des maires de France" ou d'autres associations d'élus mais "pour les citoyens français".

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