Festival Rio Loco: Toulouse accueille les musiques antillaises du 12 au 16 juin

musique
Festival Antillas Toulouse
©Rio Loco
Le festival Rio Loco, qui draine chaque année plus de 100.000 personnes à Toulouse, propose du 12 au 16 juin une plongée dans les musiques de la Caraïbe, avec des vedettes telles que Kassav ou Jimmy Cliff. 
Rebaptisé "Antillas" pour l'occasion, la 19e édition du festival accueille quelque 200 artistes, pour la plupart des musiciens, mais également des cinéastes ou des conteurs, précise son directeur général, Hervé Bordier. Le budget de la manifestation s’élève cette année à près de 1,5 million d’euros.

Se produisant sur trois scènes principales, les musiciens viendront des grandes Antilles (Cuba, Haïti, la Jamaïque...) et des petites Antilles (Bahamas, Guadeloupe, Martinique...). "Ces îles sont toutes liées à l'Afrique, mais elles ont eu une grande diversité d'occupations (France, Angleterre, Pays-Bas...), et donc des sources culturelles différentes", fait remarquer Hervé Bordier.

Durant le festival, la rumba cubaine voisinera ainsi avec le bèlè martiniquais, le merengue portoricain, le reggae de Jamaïque, la biguine et le Zouk de la Martinique et de la Guadeloupe.

Le programme, souligne Hervé Bordier, rassemble un tiers de chanteurs ou groupes connus, comme Jimmy Cliff pour le reggae, Kassav pour le zouk, Jacques Schwarz-Bart pour le jazz ou Tego Calderon pour le reggaeton. 

Tego Calderon est le nouveau roi du "reggaeton". Artiste déjà reconnu aux Etats-Unis et en Amérique latine, il donnera à Toulouse son premier concert en France. Il écrit des textes engagés, dans un style unique mêlant rap, salsa et dance hall.


A leurs côtés seront des musiciens représentant la mémoire de ces musiques tels que la reine du calypso et de la soca, Calypso Rose, The Bachata Legends pour un concert unique en France ou encore le chanteur haïtien Ti-Coca & Wanga Négès. Enfin seront présentés de jeunes groupes comme Kobo Town, Fimber Bravo et The Lions.

Le fil conducteur du festival, note Hervé Bordier, seront deux instruments très liés à l'esclavagisme, le tambour ka et le pan, ou steel-drum. Le ka renvoie aux barils qui contenaient les salaisons et autres produits sur les navires transportant les esclaves, utilisés par ces derniers pour faire de la musique.

Le pan, ou steel-drum, est un instrument acoustique populaire inventé au XXe siècle lorsque les Trinidadiens ont recyclé les bidons de pétrole laissés à la fin de la Deuxième guerre mondiale par les troupes américaines.

Le site du festival Rio Loco 
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