Le député Jean-Sébastien Vialatte, auteur d’un tweet raciste, fait amende honorable. La plainte est retirée

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Tweet Vialatte
©DR & Martinique1ere
La plainte pour "provocation à la haine raciale", déposée à Toulon par la Fondation du mémorial contre la traite des Noirs contre le député UMP Jean-Sébastien Vialatte pour un tweet raciste, va être retirée après un accord entre les intéressés.
Le 13 mai, lors des violences à la fête du PSG au Trocadéro, à Paris, M. Vialatte, député-maire de Six-Fours les Plages (Var) avait écrit sur le réseau social Twitter: "Les casseurs sont sûrement des descendants d'esclaves, ils ont des excuses #Taubira va leur donner une compensation !"
 
Le message avait provoqué un tollé général et même attiré à son auteur les foudres du président de l'UMP Jean-François Copé.
 

Accord entre les parties

Depuis, la Fondation du mémorial contre la traite des Noirs et M. Vialatte sont arrivés à un accord, selon un communiqué cosigné par les deux parties. Ils organiseront mercredi à l'Assemblée une conférence de presse durant laquelle "sera signé un protocole de médiation" prévoyant le retrait de la plainte, en échange de "trois engagements précis et récurrents" de M. Vialatte qui visent à "combattre le racisme et les discriminations".
 
Contacté par l'AFP, l'élu a précisé ces trois "engagements": "organisation d'une exposition dans ma commune en octobre sur l'esclavage", "organisation d'un événement le 27 avril 2014 sur l'action de Victor Schoelcher (père du décret d'abolition de l'esclavage, signé le 27 avril 1848), consistant en une conférence et une exposition dans une école de la commune", et "un voeu formulé par l'association" (la Fondation du mémorial de la traite des Noirs) sur le même sujet.
 

"Esprit de réparation"

"J'ai accepté ces engagements dans un esprit de réparation. (...) Mes propos étaient malheureux, c'était un raccourci regrettable. Je leur ai montré (à la Fondation) que j'étais le contraire d'un raciste", a indiqué M. Vialatte.
 
Il a précisé que "le retrait de la plainte n'éteint pas l'action publique", puisqu'il appartient désormais au procureur de la République de Toulon de décider de continuer ou non les poursuites.
 
Le député est également poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour "provocation à la haine raciale par le Collectif Dom (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais). La date d'audience sera fixée à l'automne.
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