Des produits gras et sucrés plus addictifs que la cocaïne

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Oréo
Oreos ©MANDEL NGAN / AFP
Une équipe d’étudiants américains, assistés de leur professeur, ont démontré sur des rats de laboratoire que les Oréos étaient aussi addictifs que des drogues dures. Un résultat qui s’inscrit dans une recherche plus large sur les facteurs d’obésité.
Les rats de laboratoire ne s’y sont pas trompés, les Oréos, c’est meilleur que les galettes de riz. Une équipe de quatre étudiants de l’Université du Connecticut accompagnés de leur professeur ont démontré que ces biscuits chocolatés rendaient accro. Pire, ils agissent sur les rats comme de la cocaïne.
 
Si les chercheurs ont choisi de travailler à partir d’Oréos, c’est loin d’être un hasard. En effet, ces biscuits font partie des plus gras et des plus sucrés du marché. Ces expériences s’inscrivent dans une étude plus large. A terme, les chercheurs souhaitent déterminer comment la prédominance de produits gras et sucrés dans les milieux défavorisés contribue au développement de l’obésité, un fléau qui touche nombre d’Ultramarins.
 

Plus fort que les drogues

Lors d’une première expérience, les chercheurs américains ont disposé des Oréos et des galettes de riz de part et d’autre d’un labyrinthe. A l’intérieur, les rongeurs se sont faufilés fissa jusqu’aux biscuits chocolatés. Les chercheurs racontent non sans malice que les rats les ont grignotés en commençant par la partie du milieu.
 
Lors d’une deuxième expérience, l’équipe de scientifiques a injecté de la cocaïne et de la morphine à un groupe de rats (l’article précise que le professeur avait l’autorisation de l’US Drug Enforcement Administration, l’équivalent de la brigade des stupéfiants). Grâce à une protéine marqueur, ils ont ensuite mesuré que les Oréos - plus que les drogues - stimulaient les zones nerveuses dédiées au plaisir.
 
A ce stade, les chercheurs du Connecticut concluent que ces biscuits addictifs sont d’autant plus dangereux qu’ils sont populaires et bon marché.
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