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Nickel : fin d'année plutôt positive pour Eramet

Le groupe industriel français Eramet termine l’année boursière dans le vert, mais il pourrait renoncer à un grand projet de mine de nickel à Weda Bay (WBN), sur le site d'Halmahera en Indonésie. Il devrait se recentrer sur la Nouvelle-Calédonie. 

Morceau de nickel de la mine de Poum © Alain Jeannin
© Alain Jeannin Morceau de nickel de la mine de Poum
  • Alain Jeannin
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Eramet qui négociait pour sortir d'une participation minoritaire à 49 % face à l'Etat indonésien aurait finalement choisi de se retirer de ce projet estimé à plus de 3 milliards d'euros, devant la position intransigeante de ses interlocuteurs. Les cours mondiaux du nickel qui sont au plus bas auraient également pesé dans la balance.
 
Le groupe français choisirait donc de se recentrer sur son développement en Nouvelle-Calédonie, adoptant ainsi une stratégie qui est celle de Norilsk, le premier producteur mondial de nickel en Russie : privilégier les investissements sur ses bases et renoncer aux projets extérieurs à la rentabilité hasardeuse.
 
Début décembre, les analystes londoniens de la bourse mondiale des matières premières (London Metal Exchange) soulignaient l'importance de l'emprunt réalisé par Eramet, opérateur historique du nickel en Nouvelle-Calédonie. Cet emprunt obligataire de 400 millions d'euros devrait en effet permettre à l'industriel français de tenir bon en attendant la reprise des cours du métal mais aussi de continuer la modernisation de ses installations calédoniennes.
 
Les banques qui ont participé à l'opération marquent ainsi leur confiance dans l'entreprise. Eramet a par ailleurs confirmé la construction d'une nouvelle centrale à charbon, plus écologique (de type ‘green power’) pour fournir en électricité son usine de nickel de Nouméa. A la bourse de Paris, l'entreprise finit l'année boursière dans le vert.
 

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