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Le patron de Glencore Xstrata va empocher 132 millions d'euros en dividendes

Le patron de Glencore Xstrata, Ivan Glasenberg, va empocher 132 millions d'euros, soit 15,5  milliards CFP, en dividendes alors que le géant suisse des matières premières a accusé en 2013 des milliards de pertes, selon un quotidien Suisse.

© Glencore /AFP
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  • la1ere.fr avec AFP
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Ivan Glasenberg est le directeur exécutif du géant minier. La multinationale anglo-suisse détient 49% de la co-entreprise Koniambo  Nickel SA (KNS), en Nouvelle-Calédonie. Elle regroupe l'usine du Nord et le grand gisement de nickel du Koniambo. L'investissement est le plus important de l'industrie mondiale du nickel, il est évalué à près de 6 milliards d'euros
"Alors que la société de matières premières et minière a comptabilisé une perte de 7,4 milliards de dollars pour l'exercice écoulé, Ivan Glasenberg va pouvoir se réjouir d'un dividende plantureux", écrit le quotidien suisse alémanique Tages-Anzeiger.

Mardi, le groupe a annoncé que le conseil d'administration allait proposer un dividende final de 11,1 cents par action, ce qui porte le coupon à 16,5 cents pour l'ensemble de l'année, soit une augmentation de 4,8% par rapport à l'année précédente.Le groupe a expliqué cette augmentation de la part des bénéfices redistribués aux actionnaires par sa confiance à long terme dans ses perspectives: il attend une croissance de sa production, la baisse de ses dépenses d'investissement et des économies de coûts issues de la fusion l'an passé avec le groupe minier Xstrata.

Un patron milliardaire

Selon le magazine Forbes, Ivan Glasenberg est à la tête d'une fortune estimée à 6,3 milliards de dollars, sa participation dans le groupe se montant à 8,3%. "Pour lui cela veut dire qu'il va probablement recevoir un paiement de 182 millions de dollars. Et cela libre d'impôt", relève le Tages-Anzeiger.

Les rémunérations des grands patrons ont suscité une vive polémique en Suisse, en particulier en 2013 lors du vote sur les rémunérations abusives visant à limiter les bonus et les parachutes dorés. A l'époque, Ivan Glasenberg  avait fait valoir qu'il ne touchait pas de bonus et que sa rémunération était, selon lui, alignée avec celles de ses actionnaires puisqu'il est rétribué essentiellement par le biais de dividendes.

Lors de la présentation de ses comptes, le groupe n'a pas exclu de verser un dividende exceptionnel selon le prix qu'il obtiendra pour la cession de sa mine de cuivre de Las Bambas. La cession de cette mine au Pérou était une des conditions posées par les autorités chinoises pour donner leur feu vert à la fusion.

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