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Mondial de Basket : cocorico !

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Demi-finale du Mondial de basket 2014, victoire de la France face à l'Espagne ©JAVIER SORIANO / AFP
L'équipe de France messieurs de basket a réussi l'un des exploits les plus retentissants de l'histoire du sport hexagonal en éliminant la toute puissante Espagne (65-52) en quarts de finale de "sa" Coupe du monde, hier à Madrid.
Le quotidien sportif Marca, qui avait appelé en Une la Roja "A écraser" la France, le grand ennemi de la dernière décennie, n'a pas été entendu. Marca titre aujourd'hui "la France a guillotiné le rêve espagnol". Et oui, la France, grâce à une défense ébouriffante a réduit au silence un « Palacio de los Deportes » surchauffé.
 

Une victoire historique

Ce succès figurera dans les annales du sport français en bonne place, aux côtés de la victoire des tennismen en Australie en finale de la Coupe Davis 2001 ou du succès des rugbymen en quart de finale de la Coupe du monde 2007 face aux invincibles All Blacks. Pour l'Equipe, "les Français ont réussi l'impensable".
Basket Mondial 2014
Sur le banc de touche, les Espagnols inquiets face à une équipe de France très en forme ©JAVIER SORIANO / AFP

Prochain match face à la Serbie vendredi

Les Bleus vont tout faire maintenant pour ne pas s'arrêter là. Un an après avoir décroché le premier titre de leur histoire, à l'Euro en Slovénie, ils peuvent réellement espérer obtenir une première médaille mondiale. Ils devront réaliser le même genre de performance défensive ce vendredi (22h00 heure de Paris) contre la Serbie, qui a fait forte impression face au Brésil (84-56) mais qu'ils avaient battue en phase de poules (74-73). L'apothéose serait une finale face aux Etats-Unis ce dimanche.
 

Une victoire sans Tony Parker et Joakim Noah

La France a confirmé la victoire (75-72 a.p.) obtenue l'an passé sur ces mêmes Espagnols en demi-finales de l'Euro. Mais le succès madrilène est encore plus extraordinaire, car elle était donnée comme battue d'avance par tous les pronostiqueurs. Par rapport au match de 2013, l'Espagne bénéficiait du retour de ses deux joueurs emblématiques, Pau Gasol lequel n'avait encore jamais perdu contre la France et Juan Carlos Navarro, ainsi que de Serge Ibaka. La France alignait de son côté un groupe très rajeuni, étant privée de son meneur vedette Tony Parker, mais aussi de Nando de Colo, Alexis Ajinça ou encore Joakim Noah.
 

Une performance sans précédent

Pour situer la performance française, il faut remarquer que l'Espagne avait gagné 54 de ses 56 derniers matches à domicile. Seuls les Etats-Unis l'avaient dominée depuis sept ans, par deux fois en amical. Bien lancés par deux tirs primés de Boris Diaw en quatre minutes, les Bleus ont pris un départ tonitruant (11-2, 4e). Les Espagnols, de toute évidence crispés par l'enjeu, se sont repris avec un 10-0 impulsé par Juan Carlos Navarro. Mais les Français ne sont pas sortis de leur plan de jeu. Extraordinairement solidaires en défense, ils n'ont pas laissé l'Espagne prendre plus de deux points d'avance. 
  

Accrochage entre Florent Piétrus et Sergio llull

Après la mi-temps, poussés par un public déchaîné, les Espagnols sont revenus sur le parquet le mors aux dents. En à peine, trois minutes, la France a concédé trois pertes de balle et la tension est montée (35-34, 23e). Les esprits se sont échauffés après un accrochage entre l’Antillais Florent Piétrus et Sergio Llull. Les Bleus ont commencé à marquer le pas en attaque, mais leur défense les a maintenus à flots, l'Espagne continuant à être maladroite (42-40, 28e).
Florent Piétrus
Florent Piétrus s'accroche à la balle ©JORGE GUERRERO / AFP

L’Espagne abasourdie

L'agressivité d'Evan Fournier et un tir primé de Diaw ont continué à instiller le doute dans les esprits espagnols (51-45, 33e). L'Espagne s'en est remise à Pau Gasol, mais l'intérieur de Chicago (NBA) a forcé un peu le jeu devant l'admirable Gobert. Excellent à la baguette, Thomas Heurtel a alors fait étalage de toute sa classe avec un trois points magistral (60-52, 39e), qui a définitivement fait chanceler des Espagnols complètement abasourdis.