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Nautilus, l’autre projet d’énergie thermique des mers de la Martinique

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Nautilus, la centrale d'énergie thermique des mers de Bellefontaine (Martinique) qui doit entrer en service courant 2017
Nautilus, la centrale d'énergie thermique des mers de Bellefontaine (Martinique) qui doit entrer en service courant 2017 ©DCNS
Akuo Energy, DCNS et le groupe Entrepose ont signé jeudi dernier un accord à Brest en présence de Manuel Valls pour développer une centrale d’énergie thermique des mers à terre. Nautilus, c'est son nom, devrait entrer en activité en 2017 à Bellefontaine en Martinique. 
Après NEMO, voici Nautilus ! La Martinique aura donc "la panoplie" complète de "20 mille lieues sous les mers", le célèbre ouvrage de Jules Verne. "Nous avons choisi ces noms, explique Jean Ballandras d’Akuo energy joint par La1ère, car Jules Verne est le premier à avoir imaginé et écrit que l’on pourrait un jour produire de l’électricité avec la différence de température entre les eaux de surface et des profondeurs des mers".
 

Bellefontaine en Martinique

Et cette aventure va donc prendre forme à Bellefontaine, au nord-ouest de la Martinique. La1ère avait déjà évoqué le projet NEMO, une centrale en mer qui a remporté en juillet dernier un financement européen de 72 millions d’euros. Il y aura également une centrale à terre baptisée Nautilus. Un accord de partenariat vient d’être signé jeudi dernier en présence du premier ministre à Brest dans lequel Akuo Energy confiera à DCNS et Entrepose (Groupe Vinci) la conception et la construction de la centrale.
 
Hervé Guillou, Président Directeur Général de DCNS, Manuel Valls et Eric Scotto, Président d’Akuo Energy
Hervé Guillou, Président Directeur Général de DCNS, Manuel Valls et Eric Scotto, Président d’Akuo Energy ©DCNS


Nautilus devrait fonctionner en 2017

"Si tout va bien, Nautilus devrait entrer en fonctionnement en 2017, précise Jean Ballandras d’Akuo Energy, elle pourra alimenter 15 000 personnes en électricité. NEMO et Nautilus ne seront pas reliés. Nautilus va puiser l’eau des profondeurs à 5° à environ 1000 mètres, grâce à un tuyau long d’environ 4 kilomètres depuis la côte. Par ailleurs, ajoute le secrétaire général d’Akuo Energy, ce projet Nautilus devrait permettre de climatiser des bâtiments, de faire de l’aquaculture et peut-être de travailler avec la Centrale EDF au fuel à proximité qui produit de l’eau à 90° pour réchauffer ses moteurs. On pourrait utiliser dans une deuxième boucle ce différentiel de température pour produire encore plus d’électricité de manière efficace, s'enthousiasme Jean Ballandras".
 
 

"La vitrine du savoir-faire français"

Lors de la signature de l’accord donnant naissance à Nautilus, Manuel Valls s’est félicité : "Le projet à terre d’énergie thermique des mers NAUTILUS peut permettre d’élargir la vitrine du savoir-faire français (…). C’est pourquoi je souhaite que le gouvernement évalue le financement nécessaire à ce projet créateur d’emplois". Effectivement avec Nautilus comme NEMO, les investissements sont lourds. La centrale à terre devrait coûter 150 millions d’euros, et "sa cousine sur mer" le double. Le 'entrée en fonction de NEMO dont la construction est plus complexe est prévue début 2018.

NEMO
NEMO, projet de centrale off-shore d'énergie thermique des mers en Martinique ©DCNS
 
 
 
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