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582.000 euros saisis à l'aéroport d'Orly dans les bagages d'un Martiniquais

faits divers
Contrôle douanes Orly
Les services des douanes néo zélandais sont désormais habilités à demander le mot de passe des appareils électroniques des passagers. ©Laura Philippon
La saisie remonte au 10 mai dernier. Les douaniers de l'aéroport d'Orly interceptent alors un Martiniquais qui se présente comme gérant d'entreprises dans le BTP. Dans ses bagages, 582.000 euros en liquide. Il a été placé en détention provisoire pour trafic de stupéfiants.
Les faits remontent au 10 mai dernier. Christophe L. qui se présente comme gérant d’entreprises dans le secteur du BTP, est interpellé à l’aéroport d’Orly. Il est en partance pour Fort-de-France et transporte avec lui  une valise dans laquelle les douaniers découvrent 582.000 euros en liquide.

C'est dans un premier temps le tribunal de Créteil, qui a juridiction sur Orly, qui mène l'enquête. Mais au vu de l'ampleur de l’affaire, le dossier est transféré à la JIRS, la juridiction Interrégionale de Paris. Celle-ci regroupe des magistrats spécialisés dans la criminalité organisée et la délinquance financière.

Trafic de stupéfiants

Le 14 mai, une information judiciaire est ouverte pour "blanchiment de trafic de stupéfiants en bande organisée", "importation de stupéfiants", "trafic de stupéfiants" et "association de malfaiteurs". Le lien avec la drogue a été établi grâce à un test qui révèle que les billets de banques trouvés dans la valise ont été en contact avec de la cocaïne, mais aussi de l’héroïne.

A l’issue de sa garde à vue Christophe L. a été placé en détention provisoire en région parisienne.
Une enquête atypique
De source policière, on qualifie cette affaire d'inhabituelle. En temps ordinaire, dans les affaires de drogues, ce sont généralement les convoyeurs qui se font interpeller, mais cette fois, l'homme arrêté pourrait être un "collecteur", celui qui récupère l'argent généré par la vente de la drogue. 582.000 euros, cela représente environ 20 kilos de cocaïne vendu en Europe. Selon les spécialistes, le collecteur est rémunéré au forfait ou au pourcentage de la somme transportée. 

L’enquête est menée conjointement par les agents du services national de douane judiciaire et l’OCRTIS, l'Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants, qui a notamment un antenne en Martinique. Ils vont s’appuyer dans un premier temps sur les déclarations de la personne interpellée, ainsi que sur le contenu de son téléphone portable et de son ordinateur. Ses aller-retours entre la Martinique et Paris, et la façon dont il les justifie, seront également scrutés à la loupe. Des recherches financières et bancaires vont également être diligentées. Au total, cela représentera des mois d'enquêtes. 
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