MH370 : de petits crustacés accrochés au débris d’aile pourraient aider à résoudre le mystère

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Débris d'avion enquête
Le débris d'avion a été retrouvé dans l'Est de La Réunion, à Saint-André. ©Réunion 1ère
Le fragment d’aile d'avion retrouvé à la Réunion sera expertisé dès mercredi, à Toulouse. Selon des spécialistes, s’il appartient au Boeing 777 de la Malaysia Airlines, les petits crustacés qui y sont accrochés pourraient bien résoudre le mystère du MH370.
L’expertise du flaperon, le morceau d’aile d’avion retrouvé à La Réunion, doit débuter mercredi 5 août, dans un laboratoire militaire de Balma, près de Toulouse. D'après les experts, les balanes - les petits crustacés - qui y sont accrochés, devraient permettre de dire combien de temps la pièce d'avion a séjourné dans l'eau.

Combien de temps dans l’eau ?

"Ils pourront peut-être être capables de déterminer l'âge des balanes et s'ils sont plus vieux" que le 8 mars 2014, "cela montrera qu'il ne s'agit pas d'un débris" du MH370, explique Melanie Bishop, professeur de sciences biologiques à l'Université Macquarie de Sydney.

Des balanes d’eaux froides ou d’eaux chaudes ?

"Les tests pourront également déterminer la température de l'eau dans laquelle le flaperon a séjourné", a-t-elle ajouté. Les espèces de balanes présentes sur le morceau d'avion, qui semble relativement propre, pourront aussi aider les enquêteurs à "établir par où celui-ci est passé", soulignent les spécialistes.

Si les crustacés appartiennent par exemple à la famille des Lepas, "nous pourrons alors dire avec certitude que l'accident s'est produit dans les eaux froides au sud-ouest de l'Australie", explique le géologue Hans-Georg Herbig.

Déterminer la zone du crash ?

"S'il s'agit de balanes d'eaux froides, cela pourrait être le signe que l'avion est tombé plus au sud qu'ils ne le pensent. S'il n'y a que des balanes tropicales, cela pourrait vouloir dire qu'il s'est abîmé plus au nord", a ajouté Shane Ahyong, spécialiste des crustacés à l'Australian museum.

Mais certains types de balanes sont répandus géographiquement, disent les experts. En tout état de cause, leur étude est un élément parmi d'autres pour tenter d'expliquer ce qui est arrivé au MH370. Les recherches pour retrouver le Boeing 777, disparu le 8 mars 2014 après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin avec 239 personnes à bord, n’ont jusqu’à présent rien donné.