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Enlèvement de Rifki : le petit Comorien n'évoque "aucune violence"

faits divers
Rifki, jeune Comorien de 4 ans, est accompagné par des gendarmes en gare de Libourne (Gironde), le 16 août 2015, après avoir été enlevé pendant plus de 25 heures par un ravisseur
Rifki, jeune Comorien de 4 ans, est accompagné par des gendarmes en gare de Libourne (Gironde), le 16 août 2015, après avoir été enlevé pendant plus de 25 heures par un ravisseur. ©MAXPPP / Francetv info
Rifki, le petit Comorien retrouvé sain et sauf, hier, après le déclenchement de l'alerte enlèvement, n'évoque aujourd'hui "aucune violence de quelque nature que ce soit" de la part de son ravisseur présumé. Ce dernier fait déjà l'objet de poursuites pour des faits d'agression sexuelle sur mineur.
 Rifki, le petit Comorien de 4 ans, enlevé samedi à Rennes et retrouvé dimanche en Gironde, "n'a évoqué aucune violence de quelque nature qui aurait pu être commise par le mis en cause", a indiqué le parquet de Rennes dans un communiqué lundi 17 août en fin de journée.
 
"Le jeune Rifki a été entendu ce jour par les enquêteurs de la police judiciaire, en présence d'un psychologue. L'enfant n'a, à cette occasion, évoqué aucune violence de quelque nature qui aurait pu être commise par le mis en cause qu'il appelle familièrement 'Tonton Ahmed'", indique le parquet.
 

Le ravisseur présumé poursuivi pour agression sexuelle sur mineur

En revanche, le ravisseur présumé, un Comorien de 25 ans, "fait d'ores et déjà l'objet de poursuites pour des faits d'agression sexuelle au préjudice d'un mineur de quinze ans. Il devra répondre de ces faits en janvier prochain devant le tribunal correctionnel de Rennes", ajoute le communiqué. Une information révélée par France 2 plus tôt au cours de la journée.
 
 
"Les auditions du mis en cause se poursuivent et l'on s'oriente vers une présentation, à l'issue de la garde à vue, demain 18 août devant un juge d'instruction en vue de l'ouverture d'une information judiciaire", ajoute le parquet.
 

Retrouvailles

Rifki a retrouvé sa mère dans la nuit de dimanche à lundi à Rennes tandis que son ravisseur présumé était transféré dans les locaux de la police judiciaire de Rennes pour y poursuivre sa garde à vue.
 
Entamée dimanche après-midi lors de son interpellation à Libourne (Gironde), la garde à vue du suspect "du chef d'enlèvement et de séquestration de mineur de 15 ans, crime puni de trente ans de réclusion", a été prolongée de 24h lundi à Rennes, a indiqué le parquet.
 
Le jeune garçon avait disparu dans l'après-midi de samedi alors qu'il était parti "acheter des boissons" avec un certain "Ahmed", que sa mère et son oncle ne connaissaient que depuis quelques jours.
 
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