Haïti : les élections générales ont eu lieu sans incidents

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Bureau de vote à Port-au-Prince, le 25 octobre 2015. ©Michel Jean Pierre/AFP
Les élections générales se sont déroulées sans incidents majeurs en Haïti dimanche, permettant aux citoyens, qui se sont déplacés nombreux, de voter notamment pour choisir leur futur président, offrant l'espoir d'une stabilisation politique.
A Port-au-Prince, les files d'attentes se sont étendues devant l'entrée des bureaux de vote, une scène qu'Haïti n'avait pas connue depuis près d'une décennie. Les 5.8 millions d'Haïtiens votaient pour le premier tour de l'élection présidentielle, le second tour des législatives et le tour unique des municipales. Cet engouement citoyen détonne nettement avec la précédente journée d'élections : le 9 août, le premier tour des législatives avait été fortement perturbé par des violences et des fraudes provoquant deux morts et une abstention massive.
                  

La logistique, problème majeur

Après cet engouement et satisfaction, les électeurs haïtiens doivent désormais attendre car les résultats de ces élections ne devraient pas être connus avant début novembre. Pour ces scrutins, c'est la logistique qui s'est avéré le problème majeur. Faute d'espace par exemple dans le lycée de Pétionville, les isoloirs ont été posés sur des petites tables ou des coins de bancs.
        
Depuis le séisme ravageur de janvier 2010, qui avait fait plus de 200.000 morts et jeté à la rue un million et demi d'habitants, Haïti a entamé un long processus de reconstruction, ralenti par le contexte politique conflictuel. La crise profonde entre l'exécutif et l'opposition depuis l'arrivée à la présidence de Michel Martelly en mai 2011 a empêché la tenue des élections locales et législatives.
 

Pour la présidentielle, 54 candidats en lice

Les élus municipaux, faute de scrutins, ont été progressivement remplacés par des agents exécutifs intérimaires, nommés directement par la présidence. Le parlement haïtien a lui cessé de fonctionner le 13 janvier dernier.
        
Il y avait officiellement 54 candidats en lice pour succéder au président haïtien Michel Martelly. Certains se sont ralliés à des prétendants plus populaires mais, ne l'ayant pas fait dans les délais impartis, leur portrait, leur nom, le symbole et le numéro de leur parti figuraient sur le bulletin de vote : ce qui a provoqué un casse-tête pour la moitié des électeurs qui sont analphabètes.