Miss Tahiti , le rêve secret d’une couronne mondiale

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Miss Tahiti
Miss Tahiti défendra la France au concours Miss monde ©la1ere.fr
Hinarere Taputu a reçu la 1ere.fr dans un grand hôtel parisien pour évoquer ses chances à l’élection de Miss Monde à Sanya en Chine. Une jeune femme très attachée à la Polynésie, à sa famille et à ses habitants qui, le 19 décembre, n’auront d’yeux que pour elle.
Hinarere Taputu est une jeune femme très professionnelle. Lorsqu’elle fait des photos, elle prend la pause, puis vérifie, sélectionne et efface elle-même les clichés qu’elle juge à son désavantage. Lorsqu’elle donne une interview, cette fois c’est sa parole qui est mesurée, sous contrôle. Hinarere veut donner d'elle la meilleure image et veille à ne pas laisser le moindre espace à une expression qui pourrait-être mal comprise ou mal interprétée. Représenter la France à ses exigences auxquelles Hinarere se plie avec beaucoup d'application. 
Miss Tahiti
©la1ere.fr

"Le hasard fait bien les choses"

Sa participation à Miss Monde, Hinarere l’a doit à Camille Cerf qui, l’an passé, s’est adjugée la couronne, lui laissant l’écharpe de première dauphine en guise de consolation. "Il y a toujours une part de déception c’est vrai, il faut le dire, mais il y aussi 32 autres candidates qui, elles aussi, auraient aimé avoir cette chance", confie Hinarere. Une place de deuxième que beaucoup de Polynésiens avaient vécu comme une sorte de malédiction. Pour la troisième année consécutive leur représentante monte sur la deuxième marche du podium. "Je ne crois pas aux malédictions, le bon karma vient des ondes positives, donc il faut penser positif", assure-t-elle.

Hinarere regarde devant elle et se projette à la date du 19 décembre 2015. Ce jour là, elle défendra les chances de "sa" Polynésie et de la France à l’élection de Miss Monde. "Je trouve que le hasard fait très bien les choses parce que cette écharpe de deuxième dauphine me permet de participer à cette compétition", ​se réjouit-elle. Sa présence à ce concours, Hinarere la doit à la défection de Camille Cerf, Miss France 2015, qui a choisi d’être, ce même jour, à l’élection de Miss France 2016, à Lille. Les esprits chagrins diront qu'elle fut échaudée de ne pas apparaître dans le Top 5 de Miss univers, un autre concours de beauté à l'échelle mondiale.


Sa famille, son refuge

Miss Tahiti n’a jamais tracé un plan de carrière sur d’éventuelles participations à des concours de Miss. Au contraire. Elle a toujours mis en priorité ses études : "mon choix a été de me présenter à l’âge de 24 ans, beaucoup m’ont dit que c’était peut-être trop tard mais c’était un choix mûrement réfléchi". Une vocation tardive à laquelle elle ne semblait pas pouvoir pourtant échapper. Sa mère, d’origine belge, "blonde aux yeux bleus" a fait du mannequinat, sa grande sœur a été première dauphine de Miss Tahiti en 2005 et sa petite sœur Keala, 15 ans, a déjà été dauphine de Miss Teenager Nouvelle-Zélande "je suis très heureuse d’avoir une grande famille, d’avoir autour de moi mon frère et mes 5 sœurs".


Māuruuru roa !

Dans quelques semaines, le 15 novembre, Miss Tahiti quittera une nouvelle fois sa famille et ses amis polynésiens pour rejoindre la Chine. C’est à Sanya, une ville du sud de la province insulaire de Hainan, qu'elle jouera son destin, "quand on se présente à un concours c’est toujours dans l’espoir d’obtenir le titre mais je reste calme, je suis sereine". Jamais elle ne le confiera, peut-être pour conjurer le sort des Miss Tahiti à l’élection de Miss France, mais Hinarere à un rêve. Un rêve que partagent tous les Polynésiens. Celui de voir leur Miss recevoir la couronne de Miss monde à Sanya et, comme un bonheur ne vient jamais seul, voir la nouvelle Miss Tahiti, Vaimiti Teiefitu, recevoir ce même soir, mais à quelques milliers de kilomètres plus loin, à Lille, la couronne de Miss France.

Quoiqu’il arrive, Hinarere n’oublie pas d’où elle vient et où elle reviendra : chez elle en Polynésie, "Māuruuru roa, merci beaucoup aux Polynésiens, je suis là grâce à eux et j’espère porter haut les couleurs du "Fenua" et de la France à l’élection de Miss Monde".

Bonus: le reportage de Pierre Lacombe et Olivier Duflo
Rencontre à Paris avec Miss Tahiti