La branche nickel d’Eramet enregistre l’une des plus fortes baisses de son histoire

nickel
acier
Acier inoxydable Aperam avec alliage de ferronickel Eramet-SLN 25 produit en Nouvelle-Calédonie. ©Alain Jeannin
En un an, le cours du métal a chuté de 43 %. Le groupe minier français est l’opérateur historique du nickel en Nouvelle-Calédonie. Les temps sont durs pour les trois usines calédoniennes Glencore, Vale et Eramet.
Résumé du communiqué, après clôture de la Bourse, du groupe Eramet. Pour la branche nickel Eramet-SLN, le chiffre d’affaires trimestriel 2015 (217 millions d’euros) enregistre une baisse de 33 % par rapport au trimestre 2014, ce qui représente 71 millions d’euros. En conséquence et bien qu’elle soit vitale pour la baisse des coûts de production de l’usine de nickel de Nouméa, la construction de sa nouvelle centrale thermique, prévue depuis 2007, a été reportée.
 
Les ventes de la branche Alliages ont, elles, progressé de 3% à 218 millions tandis que celles de la branche Manganèse au Gabon ont grimpé de 5% à 375 millions. Dans un environnement mondial où les cours des matières premières sont à leur plus bas niveau depuis 15 ans, Eramet conserve une liquidité financière de 1,8 milliard d'euros. "Au-delà de la crise actuelle des métaux, liée en grande partie à l'évolution de l'économie chinoise, les marchés du groupe restent fondamentalement porteurs sur le long terme", a affirmé le groupe français dans son communiqué.