"Quel magma!" Christiane Taubira répond à Marion Maréchal Le Pen

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Taubira - Maréchal Le Pen
©Assemblée nationale
Lors de la séance des questions au gouvernement, la ministre de la Justice a été prise à partie par la députée Marion Maréchal Le Pen, qui lui reprochait son laxisme.
Dénoncer le supposé laxisme judicaire est monnaie courante dans les rangs de la droite et de l'extrême-droite. Ce mardi, Marion Maréchal-+Le Pen n'a pas dérogé à la règle en  prenant la parole à l'Assemblée nationale. Celle qui, dans un article de Libération,  reconnaît préférer "s'adresser plus à l'extérieur qu'à l'intérieur"- comprendre plus pour des visionnages sur Youtube que pour émettre de réelles propositions-  a énuméré le nom des terroristes impliqués dans des affaires ces dernières années.
"Merah, Nemmouche Kouachi, Coulibaly, Mostefai… Ils sont des délinquants et criminels multirécidivistes. Voici un vrai pédigrée d'enfants de la République du laxisme et de l'excuse…", a entonné la députée du Vaucluse et tête de liste du FN en région PACA.
 
"Le lien entre terrorisme, petit et grand banditisme est flagrant. (…) Vos propos et vos réformes nous plongent dans une insécurité absolue", poursuit-elle, avant de lui reprocher son refus de se prononcer sur la déchéance de nationalité pour les terroristes nés en France.
 


 

"C'est en responsabilité que je fais face"

Une intervention qui a appelé une réponse agacée de la Garde des Sceaux. "Quel magma!", "La moindre des décences aurait été par respect pour les Français blessés dans leur chair, que nous soyons exigeants face aux faits."
"Il se trouve que parmi les terroristes, aucun n'avait été incarcéré (…), a poursuivi Christiane Taubira. Face à cette situation difficile et douloureuse, c'est en responsabilité que je fais face et que je n'ajoute pas à la souffrance des Français", a-t-elle ajouté. Des propos ponctués de protestations sur les rangs de l'extrême droite et d'applaudissements parmi la majorité.
 
 
La garde des Sceaux a refusé de répondre dans le détail, préférant louer l'action des forces de police et de justice ajoutant l'importance d'une "vigilance sans défaillir, de façon à ce que tous les citoyens de la République se sentent en sécurité mais se sentent aussi partie de la communauté nationale". "Il est heureux que ce soit ce gouvernement qui soit en ce moment aux responsabilités.", a-t-elle conclu.