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L'AIEA va aider les îles du Pacifique à s'ouvrir aux technologies nucléaires

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L'AIEA va aider les îles du Pacifique à s'ouvrir aux technologies nucléaires
Yukiya Amano, directeur général de l'AIEA. ©Askin Kiyagan / ANADOLU AGENCY
A l'occasion de la 10ème conférence de la Communauté du Pacifique (CPS), un accord a été présenté entre l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) et la Communauté du Pacifique pour permettre aux micro-Etats de la région d'avoir accès à la technologie nucléaire pour leur développement.
L'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) a conclu un accord avec la Communauté du Pacifique pour permettre aux micro-Etats de la région d'avoir accès à la technologie nucléaire pour leur développement, ont indiqué, jeudi 27 juillet, ses dirigeants.
 
"La technologie nucléaire est très efficace dans de nombreux domaines comme la santé, l'agriculture ou l'environnement. Des équipements sont nécessaires mais la formation est essentielle et nous sommes très heureux de travailler avec ces pays à la formation d'experts",
a déclaré à la presse Yukiya Amano, directeur général de l'AIEA.    
 

Un accord

Cet accord, formellement signé le 2 juin dernier au siège de l'AIEA à Vienne, a été présenté à Nouméa, à l'occasion de la 10ème conférence de la Communauté du Pacifique (CPS), principale organisation d'aide au développement de la région. L'évènement a pour thème : "Les partenariats innovants pour le développement durable".     
 
"Aujourd'hui, compte tenu de l'importance des défis de développement des pays de la région, il fallait réfléchir autrement à nos partenariats. Avec l'AIEA, nous allons superposer les techniques scientifiques de pointe à nos techniques scientifiques conventionnelles", a déclaré Cameron Diver, directeur général adjoint de la CPS.
 

Les technologies de l'AIEA

Les pays insulaires du Pacifique sont particulièrement exposés aux conséquences du réchauffement climatique telles que la montée du niveau de la mer, qui met en péril leur sécurité alimentaire et qui menace certains territoires de submersion.
   
"La CPS a par exemple développé dans ses laboratoire une espèce de taro (tubercule alimentaire, NDLR) qui résiste à l'eau de mer. Avec les techniques de l'AIEA, nous allons pouvoir rendre cette espèce de taro également résistante à la sécheresse", a expliqué Cameron Diver.     
 
Le programme définissant les projets d'application des technologies nucléaires est en cours d'élaboration, a-t-il également indiqué citant notamment l'amélioration de la qualité des sols, la lutte contre le cancer ou la traçabilité des pollutions marines.     
 
En déplacement à Nouméa, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, a participé à l'ouverture jeudi de la 10ème conférence de la CPS et a plaidé pour "l'intégration la plus large possible des collectivités françaises" du Pacifique dans leur environnement régional.
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