Archives d'Outre-mer : les 30 ans de la "Fête de la Science"

sciences
Fête de la science
©DR
Créée en 1991, la Fête de la Science fête ses 30 ans d'existence. En Outre-mer, elle se déroule du 5 au 15 novembre 2021. Elle a pour but de promouvoir la science auprès du grand public. Retour cette semaine sur des précédentes éditions de cet évènement dans nos territoires. Eurêka, c'est parti !

La Fête de la Science est un temps fort de rencontres entre les citoyens de tous âges, la science et les chercheurs. Dans un monde de plus en plus en complexe, cette proposition de liens directs, d’échanges et de débats peut permettre au grand public et notamment aux plus jeunes de mieux comprendre le monde qui les entoure.

Pour ces derniers, ce temps fort est l’occasion de leur faire découvrir la science sous un angle différent, complémentaire de l’approche des programmes scolaires et de les sensibiliser aux métiers scientifiques et techniques.

Organisée par le ministère de l‘Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation depuis 1991, la Fête de la science propose des événements ouverts à tous, gratuits, inventifs, attractifs et ludiques. L’occasion de rencontrer des scientifiques, de découvrir le travail des chercheurs, de partager des savoirs, d’explorer de nouvelles connaissances et de s’interroger sur les grands enjeux du XXIe siècle.

Tous les domaines scientifiques sont abordés, de la biodiversité aux sciences de l’univers, en passant par les sciences humaines ou les nanotechnologies, pour mieux comprendre la science et ses enjeux, pour partager des savoirs et mieux appréhender le monde qui nous entoure.

Afin d'illustrer la diversité de ces initiatives depuis la création de cet évènement, remontons le temps en revivant certaines d'entre elles en Outre-mer. 

1994 - Martinique : Science en fête avec une exposition sur le thème "tradition et modernité"

Cette année-là, la fête de science s'appelle encore "science en fête". Une exposition sur le thème "tradition et modernité" permet aux visiteurs de se familiariser avec les découvertes scientifiques et les avancées technologiques.

Des jeunes découvrent avec enthousiasme un stand de téléphones (encore fixes !). Quant au stand de météo France, il présente une rétrospective des techniques utilisées depuis deux siècles dans ce domaine.

Le deuxième axe de la manifestation présente des techniques traditionnelles martiniquaises souvent méconnues des jeunes. En vedette : le fruit à pain, abondant dans la région, on connaît mal toutes ses utilisations : sirop, acide, farine, flocons, papier, peinture, pâte à modeler sans parler des recettes dont il est la base.

Autre technique traditionnelle martiniquaise, la présentation du bakoua de la plante à la fabrication de chapeau. Pour clôturer la manifestation, mille plants de courbaril sont distribués aux visiteurs afin d'assurer la pérennité de cet arbre en voie de disparition et dont le bois est très prisé par les ébénistes. 

Revisitons cette exposition désormais "rétro" avec ce reportage INA diffusé en 1994 sur RFO Martinique : 

©la1ere

 

2003 - Guyane : la pirogue des sciences de l'Oyapock 

Ce jour-là cette pirogue ne passe pas inaperçue. A son bord, Michel Riffiot, technicien vidéo. C'est sa première participation à la science en fête, mais en tant qu'animateur scientifique, l'homme n'en est pas à son premier essai. Les longues heures en pirogues ne risquent pas de le décourager. Il arrive à Ouanary avec du matériel. Dans ses cartons, des instruments météo miniatures : pluviomètre, anémomètre mais aussi d'autres objets...

Tout le monde n'a pas les moyens de se payer comme à météo France des appareils sophistiqués. Pour les enfants il faut que cela soit des petites choses : des tubes de stylos, des petites pailles, des pics à brochettes, des bouts de scotch. On leur fait faire des appareils qui néanmoins marchent.

Michel Riffiot, responsable de la station météo de Saint-Georges

 

Le seul crédo, la météo est d'un abord facile. Le résultat est éloquent, les élèves sont enchantés et le professeur aussi.

Les enfants et moi sommes ravis, car déjà la démarche de venir jusqu'à nous cela montre un intérêt pour les écoles des sites isolés et de venir y apporter le savoir c'est tout à fait bénéfique.

Jean-Louis Justine, instituteur à l'école de Ouanary

 

Partons fabriquer une girouette avec les élèves de Ouanary avec cet émouvant reportage d'Eric Boutin diffusé par RFO Guyane le 15/10/2003 : 

©la1ere

 

2008 - Nouvelle-Calédonie : visite scolaire à la SLN dans le cadre de la fête de la science

175 scolaires de Païta, Lifou, Auteuil, Wallis-et-Futuna visitent les installations de la SLN (Société Le Nickel) à Doniambo à l'occasion de la fête de la Science. Les usines de Nickel font parties du paysage calédonien, si tous les connaissent aucun des élèves ne les avait encore visité. Le thème de l'environnement fait mouche auprès de ces jeunes qui restent perplexes face aux efforts de recyclage entrepris par la SLN. 

On assiste au développement de notre pays, on voit les fumées du nickel et on se demande s'ils ne peuvent pas faire quelque chose. C'est bien de savoir ce qu'ils font.

Angélique, élève de seconde

 

Visite guidée avec ce reportage d'Emilie Balmann diffusé sur RFO Nouvelle Calédonie le 03/10/2008 : 

©la1ere

 

2017 - Réunion : A la découverte des volcans et des cyclones 

Sur le campus de l'Université, 22 ateliers ont été installés afin de faire découvrir aux plus jeunes la science d'une manière ludique.

Armés de lunettes 3D, les enfants découvrent le Stromboli et le Vésuve sous un nouvel angle. Ensuite ils en apprennent plus sur le volcan de leur île, le Piton de la Fournaise, et s'imaginent déjà vulcanologue.

Mon public habituel se sont des étudiants, donc des adultes à l'Université, mais je pense que c'est très important que des jeunes puissent avoir une idée de ce qu'on fait quand on fait de la science et pourquoi on fait de la science.

Vulcanologue

 

Faire découvrir la science et ses mystères à un jeune public, c'est l'objectif fixé par l'Université. Des étudiants ont ainsi imaginé une boite à cyclone pour en expliquer la formation.

Ce qui est bien c'est de nous mettre nous au défi de vouloir expliquer des choses qui sont compliquées à notre niveau à nous et les remettre le plus simplement possible aux enfants mais aussi aux adultes.

Etudiant

 

Regardez ce reportage de Réunion la 1ère diffusé le 17 novembre 2017: 

©la1ere