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L'artiste antillais Max Mona sur les traces de son père

A 43 ans, Max Mona s’est fait un prénom. Vérité, le premier album du fils d’Eugène Mona, légende martiniquaise de la musique, est sorti l’an dernier. Il l’a présenté lors de deux dates au Baiser salé à Paris.

© Brigitte Costa-Léardée
© Brigitte Costa-Léardée
  • Par Kelly Pujar
  • Publié le , mis à jour le
C’est l’une de ses soirées dont le Baiser salé a le secret. L’un de ses concerts qu’on a hâte de raconter. Ce soir là, le célèbre club de jazz parisien accueille Max Mona.

Sa carrure, son timbre de voix, les traits de son visage... Même sa gestuelle rappelle celle d’Eugène Mona, son père trop tôt disparu. Quand il interprète Bwa brilé, l’un des titres phares du répertoire du flûtiste martiniquais, la magie opère. Mais là s’arrêtent les comparaisons. 
 

Pas de mimétisme

Max Mona est non seulement venu à Paris pour rendre hommage à  son père, décédé le 21 septembre 1991, mais aussi pour présenter ses propres compositions. Son premier album Vérité est disponible depuis l’an dernier.

Je voulais courir derrière un ballon. Finalement j’ai sorti mon album pour me révéler à moi-même.  Max Mona


J’ai 43 ans. J’ai commencé la musique à 33 ans. J’ai mis un certain temps à m’y mettre. Maintenant que c’est fait, je me donne à fond. Je pense que je suis récompensé des efforts que j’ai fourni. Je suis agréablement surpris au Baiser salé. Ça me fait super plaisir”, avoue-t-il.

Et pour cause. Certains spectateurs ont dû mal à rester assis, tant l’énergie déployée par les musiciens est forte. L’ambiance rappelle les plus chaudes soirées martiniquaises. Celles où résonnent le tambour bèlè de Bago, le ti-bwa et le cha-cha, instruments de la tradition. 
 
© KP
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“Sa présence est magnifique. Il est authentique, généreux. Je suis très contente de voir ça,” Célia Wa, la musicienne guadeloupéenne dont l’instrument de prédilection est la flûte traversière.
 

Transmission

Dans la salle, l’émotion est palpable quand le regard de Max Mona croise celui d’un autre Max, Max Cilla. “Je l’ai vu à l’âge de 3 ans”, explique en créole Max Cilla, plein de tendresse. Eugène Mona a choisi ce prénom pour son fils, en hommage à son ami. Comme un passage de flambeau, les deux flûtistes partagent la scène sur plusieurs titres.
© Brigitte Costa-Léardée - 22 septembre 2018
© Brigitte Costa-Léardée - 22 septembre 2018
 

Max Mona, je trouve qu’il a été frappé par la Grâce, la grâce divine. Il a eu la révélation de sa vraie nature. Il fait une musique où il exprime la même authenticité, la même force d’expression que son père tout en ayant sa propre originalité bien sûr. C’est un cadeau pour la Martinique (...) Eugène Mona était un artiste exceptionnel. Ça me fait plaisir de retrouver ce talent chez son fils sans que ce soit un copié-collé. Max Cilla


Un plaisir partagé par les noctambules antillais, parisiens et anglophones qui n’ont pas résisté aux rythmes de Mizik, La Riviè et Otantik, les compositions de Max Mona. Des titres que les Martiniquais pourront découvrir en février 2019 sur la scène nationale Tropiques Atrium. 
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