Une carte pour classer les hôpitaux et visibiliser les violences obstétricales

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Le collectif Tou.te.s contre les violences obstétricales et gynécologiques a mis en ligne, mardi 30 juin, une carte interactive pour classer les hôpitaux d’Outre-mer et de l’Hexagone en fonction de leur gestion des accouchements pendant le confinement.
Une carte interactive pour mettre en évidence les violences obstétricales dans les hôpitaux d’Outre-mer et de l’Hexagone, c’est le projet lancé par le collectif Tou.te.s contre les violences obstétricales et gynécologiques mardi 30 juin.
 

“Des mamans en détresse”

Alerté par des femmes enceintes pendant le confinement, le collectif a lancé une enquête nationale le 6 mai dernier pour recueillir leur parole.

Au total, près de 3 000 témoignages ont été récoltés en moins de trois semaines. Il en ressort “des mamans en détresse” et “des violences obstétricales”. 

Ainsi, 11% des femmes ont accouché sans la présence du conjoint. “C’est à l'encontre de toutes les recommandations émises par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français”, note Sonia Bisch, porte-parole du collectif Tou.te.s contre les violences obstétricales.

46% des femmes ont accouché avec un masque. Et des gestes de violences obstétricales ont été pratiqués dans de rares cas, comme la pression abdominale (3% des témoignages). 

Si les violences obstétricales étaient déjà “généralisées en France”, “le confinement les a aggravées”, estime Sonia Bisch.
 

Visibiliser les violences

De manière à les rendre accessibles à tous, les témoignages ont été répertoriés sur une carte interactive. Il suffit de cliquer sur l’icône “hôpital” pour les lire (Dans la carte ci-dessous, il faut dézoomer pour accéder aux hôpitaux des Outre-mer).
Seuls les hôpitaux mentionnés par les femmes qui ont participées à l’enquête sont affichés. Environ 430 établissements sont ainsi concernés. 

Ils sont classés selon un code couleur allant du vert à l’orange. Le vert étant réservé aux hôpitaux dans lesquels zéro ou un seul acte de violence obstétricale a été rapporté.
 

On veut ouvrir les yeux sur le fait que les soignants n’ont pas forcément les moyens, le personnel suffisant… mais aussi la formation pour écouter les femmes et entendre ce qu’elles veulent. 

Sonia Bisch


Cette carte interactive est un projet “à long terme”. Le collectif compte l'actualiser au fur et à mesure des nouvelles enquêtes qui seront lancées. 
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