Coronavirus : Annick Girardin revient sur les mesures prises Outre-mer et "en appelle à la responsabilité de chacun"

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Allocution Girardin
©Capture d'écran Facebook
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux mardi 24 mars, la ministre des Outre-mer Annick Girardin détaille les mesures mises en place dans les territoires d'Outre-mer pour faire face à la propagation du Covid-19 et à la crise sanitaire qui en résulte. 
 
 

Aucun déplacement vers et depuis les Outre-mer

Nous avons pris la responsabilité de réduire drastiquement les vols entre la France hexagonale et la France d’Outre-mer.
-- Annick Girardin 


Annoncée dimanche, la mesure a fait l’objet d’un décret publié au journal officiel mardi 24 mars. Les aéroports, cependant, ne sont pas fermés "car il est essentiel de garder un lien pour acheminer du fret, des médicaments et permettre aux hommes et aux femmes venus renforcer les équipes sur place d’être à nos côtés", précise la ministre. 

Les trajets vers ou depuis un territoires des Outre-mer seront tout de même autorisés dans trois cas bien spécifiques et sur présentation d’un justificatif :
  • des obligations personnelles ou familiales impérieuses, comme le décès d’un parent
  • une urgence médicale autre que l’épidémie de Covid-19
  • une obligation professionnelle
Les documents indispensables, exigés dès ce mardi soir, sont en ligne sur le site du ministère, des préfectures et des compagnies aériennes, explique la ministre. Vous pouvez également les télécharger en cliquant ici
 

Un confinement draconien

La police de l’air et des frontières a été sollicitée pour aider les compagnies aériennes à faire respecter cette mesure. Pour celles et ceux qui rempliront l’une de ces trois conditions qui autorisent un déplacement, la ministre exige un confinement strict de 14 jours "interdisant toute sortie sur le territoire et réduisant au maximum les contacts." Elle évoque un régime draconien qui va au-delà du confinement imposé à l’ensemble de la population.

Enfin, aux jeunes ultramarins qui étudient hors de leurs territoires, Annick Girardin répète qu'il est "capital qu'[ils] ne cherch[ent] pas à rentrer chez [leurs] parents".