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Coronavirus : les sénateurs d’Outre-mer craignent un "tsunami économique"

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Vue intérieure du Sénat. ©LIONEL BONAVENTURE / AFP
C’est la deuxième réunion de la délégation sénatoriale aux Outre-mer depuis les premières mesures instaurées pour contrer l'épidémie. Jeudi 9 avril, elle a fait le point sur la situation sanitaire dans les Outre-mer et son impact sur des économies  "déjà fragilisées".
 
Le nombre de cas dans les Outre-mer est bien moins important que celui de l’Hexagone, il n’en reste pas moins, que les territoires d’Outre-mer sont plus vulnérables, aussi bien sur le plan sanitaire que sur le plan économique.
 

Craintes

Les sénateurs des Outre-mer dans un communiqué ont "exprimé leurs vives inquiétudes face à la vague épidémique qui s’annonce". Pour tenter de limiter les dégâts, ils vont engager une étude portant sur "l’urgence économique en Outre-mer" et comptent augmenter la fréquence de ces réunions, en adoptant un rythme hebdomadaire. Dans tous les territoires, il manque des équipements médicaux (lits en services de réanimation), du matériels (gel hydroalcoolique, masques, surblouses, appareils de ventilation) et des personnels soignants, en plus des difficultés spécifiques à chaque territoire.
 

Mayotte

Dans l’île plus de 80 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. La fermeture des commerces et des marchés, pourraient avoir des conséquences désastreuses selon le sénateur Abdallah Hassani (LREM). Il évoque "La menace d’une grave crise alimentaire d’ici une à deux semaines", à cela s’ajoute les conditions précaires dans lesquelles vivent certains habitants.
 

Wallis-et-Futuna

Dans cette seule terre de France encore épargné par la pandémie (aucun cas n’a été diagnostiqué sur le territoire), c’est la situation sanitaire qui inquiète le sénateur Robert Laufoaulu (Les Indépendants-République et Territoires) "la difficulté de connaître la réalité des lits de réanimation, ceux réellement opérationnels, et des craintes liées à la forte prévalence dans la population des cas de diabète ou d’obésité".
 

Saint-Martin

Premier territoire d’Outre-mer où des cas ont été enregistrés, l’approvisionnement de matériel médical inquiète le sénateur Guillaume Arnell (Rassemblement démocratique social et européen) "les problèmes d’approvisionnement, y compris des pharmacies, et de livraison des masques pourtant commandés par les autorités locales".

 

Saint-Pierre-et-Miquelon

Dans l’archipel, un seul cas pour l’instant a été détecté. Mais il ne faudrait pas que le virus circule car le matériel de soin ne suivrait pas. Pour éviter cela le sénateur Stéphane Artano (Rassemblement démocratique social et européen), a précisé que la collectivité a dû adopter "des mesures draconiennes notamment du fait qu’elle ne dispose que de quatre respirateurs pour faire face aux cas les plus difficiles."
 

Saint-Barthélémy

Dans la collectivité, les élus ont débloqué deux millions d'euros afin de pouvoir acheter des tests et pouvoir tester tous les habitants. Le sénateur LR Michel Magras également président de la délégation a évoqué un projet de déconfinement anticipé s’appuyant sur la généralisation des tests de dépistages.