Coupe de France de basket-ball féminin : l'aventure s'arrête en 16èmes de finale pour la Tamponnaise Basket-Ball

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La Tamponnaise Basket-Ball à Sceaux
16èmes de finale du Trophée Coupe de France à Sceaux : l'équipe réunionnaise avec Chris Singleton, l'entraineur de l'ASA Sceaux Basket ©KP
Pas d'exploit pour les joueuses de la Tamponnaise Basket-Ball en Coupe de France. Samedi 22 janvier, les Réunionnaises (N3) se sont inclinées 101 à 53 face aux joueuses de l'ASA Sceaux (N1). Deux divisions séparent les deux équipes qui jouaient les 16èmes de finale à Sceaux (Hauts-de-Seine).

Chose étonnante pour un non-initié au coup de sifflet signalant le début du match : les joueuses de la Tamponnaise Basket-ball avaient quatorze points d'avance sur leurs adversaires de l'ASA Sceaux Basket. C'est la règle en Coupe de France. Sept points sont accordés par division à l'équipe qui évolue dans un championnat inférieur. Deux divisions séparent les adversaires de ce samedi. Les Réunionnaises jouent en Nationale 3 alors que les Altoséquanaises sont en Nationale 1.

Une défaite avec les honneurs 

Dès le premier quart-temps, les basketteuses de Sceaux ont imprimé leur rythme. En moins de dix minutes, elles ont rattrapé leur retard de quatorze points sur les joueuses du Tampon. Les Réunionnaises sont restées combatives, ne lâchant rien malgré de nombreuses pertes de balle et un manque d'efficacité au tir. A la mi-temps, Sceaux menait 55 à 31. 

On peut sortir de là la tête haute, sans rougir. Ça nous sert de préparation pour la suite.

Julie Lebian, la capitaine réunionnaise de la Tamponnaise

Au troisième et quatrième quarts-temps, Sceaux a progressivement creusé l'écart grâce à l'adresse, la vitesse et la puissance de ses joueuses. Sans parler de la réussite dans les tirs à trois points. Au coup de sifflet final, le score s'affichait : 101 à 53. Une défaite avec les honneurs. 

Une préparation compliquée avec la crise Covid

"Je ne suis pas déçu parce que les filles ont continué à jouer. Elles n'ont pas lâché le match", confie Romuald Tami-Tabeth, l'entraineur de la Tamponnaise Basket-ball. "C'est assez dur. On n'a pas démérité. Chacune, on a essayé d'apporter le meilleur de nous-mêmes. Physiquement, on n'était pas prête", réagit lucide, Ophélie Bonneau.

La crise sanitaire a pénalisé l'équipe du Tampon. La préparation a été écourtée, avec seulement trois matchs disputés avant l'arrivée dans l'Hexagone et un championnat local en suspens. "On peut sortir de là la tête haute, sans rougir. Ça nous sert de préparation pour la suite", complète Julie Lebian, la capitaine réunionnaise. 

La Tamponnaise Basket-ball, un temps écartée de la Coupe de France, a engrangé de l'expérience. L'équipe rentre dès dimanche 23 janvier à La Réunion.