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Un couple guyano-antillais exporte la technique du boucanage

Installés dans l'hexagone depuis plusieurs années, Dave et Dominique ont lancé une campagne de dons pour finaliser leur projet : vendre de la viande boucanée, et transmettre les savoirs-faire guyanais et antillais.

Le couple guyano-antillais vit à Carrières-sur-Seine, en région parisienne. © Samuel Monod
© Samuel Monod Le couple guyano-antillais vit à Carrières-sur-Seine, en région parisienne.
  • Par Samuel Monod
  • Publié le
C'est un pari risqué, mais pavé de bonnes intentions. "Je suis optimiste, on a beaucoup de fans, beaucoup de gens nous soutiennent, et on compte sur leur aide" s'exclame joyeusement Dave. A 27 ans, ce natif de Guyane a toujours gardé des liens avec la cuisine. Chargé de développement opérationnel chez une célèbre enseigne de livraison de repas, et véritable passionné de l'art culinaire. Le boucanage est naturellement venue à lui. "J'ai appris la technique à Cayenne, avec ma grand-mère. Elle se mettait derrière le garage, elle sortait son petit réchaud et faisait cuire des cuisses de poulet pendant des heures" raconte-t-il. 
Le poulet boucané et flan de courgettes et d'aubergines boucanées. © Dave Auguste - Dominique Abenaqui
© Dave Auguste - Dominique Abenaqui Le poulet boucané et flan de courgettes et d'aubergines boucanées.


Cuisson par la fumée

Car oui, pour obtenir une viande boucanée, mieux vaut prendre son temps. "Le principe est simple : vous faites cuire votre produit avec de la fumée. C'est une technique ancestrale, pratiquée partout dans le monde. En Guyane, on utilise du pain rassis humidifié, avec du charbon. Aux Antilles, on va plutôt utiliser de la canne à sucre comme combustible" explique Dave. Une technique de cuisson, certes, mais aussi de conservation. "Pas besoin de conserver la viande boucané au frigo. Vous pouvez la laisser à température ambiante" indique Dominique. 

La compagne de Dave, 26 ans, est Guadeloupéenne d'origine. Egalement passionnée de cuisine, elle affirme "aimer faire à manger pour les autres". A l'époque où Dave tentait de vendre ses premiers produits boucanés - avec l'aide d'un associé - elle le soutenait dans ses projets. Peu de temps après, l'affaire est tombée à l'eau, mais Dave et Dominique avaient à coeur de vouloir exporter la viande boucanée en Métropole. "L'objectif, c'est de diffuser notre culture, faire découvrir aux gens les saveurs et odeurs de nos territoires" soutient le couple. 
Viandes boucanées en cours de cuisson © Dave Auguste - Dominique Abenaqui
© Dave Auguste - Dominique Abenaqui Viandes boucanées en cours de cuisson
 

15000 euros à trouver

Mais pour cela, Dave et Dominique ont besoin de trouver des fonds. 15000 euros précisément. "On veut créer un point de vente de viandes boucanées à emporter, en région parisienne, pour des particuliers ou professionnels", dévoile Dominique. Ce ne sera pas un restaurant à proprement parler, mais ces fonds serviront à acheter un fumoir, un véhicule réfrigéré, ou encore du mobilier de cuisine. Et bien sûr, il faudra trouver un local. "Pour l'instant, on est à 4370 euros de dons. C'est déjà super" se satisfait Dave.

La cagnotte est disponible sur ce site, et un compte Instagram existe. Et d'ailleurs, il est très alléchant. 
Parmi les produits qui seront proposés : cuisses de poulet, gigot d'agneau, saucisse de Toulouse, travers de porc, et bien plus encore... 

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