Le cours du nickel en léger repli : métal et minerai subissent la Chine et le dollar

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Dans une usine de nickel. Production de concentrés ou mattes de nickel chez Boliden en Finlande ©Alain Jeannin
Ce jeudi est jour de pluie à Londres comme à Paris. Pour le cours du nickel aussi le temps est gris. La demande alimentée par les achats industriels a diminué, à mesure que le dollar se consolidait. Des données économiques chinoises ont contribué à la tendance baissière.

Le dollar et la Chine ont pesé sur le cours du nickel. De façon assez inattendue, les exportations de la Chine ont chuté de 10% en glissement annuel. Les produits manufacturés en acier inoxydable, qui contiennent du nickel, ont suivi la tendance. De leur côté, les importations chinoises ont reculé de 1,9% en septembre. 

Coup de blues chinois

Les autorités chinoises qualifient l’environnement international de « tendu et compliqué » ce qui, traduit en langage moins diplomatique, veut dire une baisse des échanges commerciaux avec les Etats-Unis et les pays de l’ASEAN. Le ralentissement soudain des exportations chinoises et la résistance du dollar ne sont pas bons pour les métaux industriels et notamment pour le nickel. «Tout est lié, un dollar fort pénalise le nickel dont le prix est payé en monnaie américaine. Les industriels chinois réduisent leurs achats, la demande baisse et le cours du nickel aussi » rappelle David Wilson, directeur des prévisions pour la banque américaine CITI à Londres.

L’Indonésie souffle le chaud

Mercredi pourtant, le cours du nickel progressait à la bourse des métaux de Londres. La tonne de métal valait 10.500 dollars. Une déclaration gouvernementale indonésienne évoquant un possible maintien de l’embargo sur les exportations de minerai avait suffi pour relancer la spéculation à la hausse. Jeudi, coup de froid. L’effet indonésien a été annulé par les informations venues de Chine et la bonne tenue du dollar. Le nickel est en recul de 1,67% à 18 heures (GMT). La tonne de métal perd 175 dollars et évolue autour de 10.407 dollars.

Note d’analyste optimiste 

Jeudi, une note de la banque américaine d’investissement Goldman Sachs se veut rassurante. Elle indique que le nickel a le potentiel pour terminer l’année autour de 12.000 dollars la tonne. Goldman Sachs parie sur la suspension de grandes mines de nickel aux Philippines. De leur côté, les stocks des entrepôts de la bourse des métaux de Londres continuent de décroître lentement. Ils touchent désormais le seuil des 360.000 tonnes. 
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