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La décision du tribunal administratif de Cergy sur les forages en Guyane sera rendue la semaine prochaine

Le tribunal administratif de Cergy (Val-d'Oise) décidera d'ici le début de la semaine prochaine s'il annule ou non les autorisations de forage au large des côtes guyanaises accordées par l'Etat à Total. 

Le bateau de forage déployé par Total en Guyane © Shell Guyane
© Shell Guyane Le bateau de forage déployé par Total en Guyane
  • Par Camila Giudice
  • Publié le , mis à jour le
Le tribunal administratif de Cergy (Val-d'Oise) rendra d'ici le début de la semaine prochaine sa décision à propos du recours déposé le 11 décembre dernier par sept associations écologistes contre les forages effectués par Total au large de la Guyane. 

Les amis de Terre France, Greenpeace France, Guyane nature environnement, Nature Rights, Sea Sheperd France, Surfrider Europe et ZEA souhaitent obtenir l'annulation des autorisations de forage accordées au groupe pétrolier par l'Etat français.


"Contradiction avec les engagements climatiques de la France"

Soutenues par le collectif Stop pétrole offshore Guyane, elles pointent du doigt une opération "en contradiction avec les engagements climatiques de la France". Elles soulignent également son aspect dangereux pour l'environnement et la biodiversité, car les forages se feraient à proximité "d’un écosystème unique, le Récif de l’Amazone".

Les recherches de pétrole en Guyane avaient débuté en 2011, avec la découverte de gisements au large des côtes. En 2017, Total avait obtenu une dérogation pour poursuivre ses activités guyanaises, alors que le Parlement débattait de la loi Hulot censée mettre un terme à l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures en France.  

Les nouveaux forages doivent avoir lieu entre janvier et avril 2019. Le puit d'exploration est situé à 170 km de Cayenne.


Interdiction d'un projet similaire au Brésil

Un projet similaire de forage offshore de Total a été interdit le 7 décembre dernier par le Brésil. La société française voulait creuser au large de ses côtes mais Brasilia s'y est opposée. Raison invoquée par l'Agence gouvernementale du Brésil ? Le risque de "fuite de pétrole qui pourrait affecter les récifs coralliens".

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