Des chiens renifleurs chassent les fuites d'eau

animaux
Chiens renifleurs
©Nathalie Sarfati
L'odorat très développé des chiens leur permet de repérer l'odeur du chlore présent dans l'eau potable. L'opérateur Véolia utilise ces animaux pour débusquer les fuites sur les réseaux d'approvisionnement.

Le berger malinois renifle le bas-côté, accompagné de ses formateurs. Sa mission : débusquer les fuites d’eau grâce à son odorat aiguisé. L’eau potable n’a pas d’odeur, mais le chlore qu’elle contient, même en quantité infime, suffit à alerter l’animal. Chaque année, des millions de litres d'eau potable s'échappent dans la nature. Pour préserver la ressource, l'opérateur Veolia a décidé de faire appel à des chiens.

Nathalie Delon est cynotechnicienne. Elle apprend à des chiens à chasser les fuites. "Sa récompense c’est par le jeu, explique-elle en félicitant le berger malinois en formation qui vient de découvrir une fuite. On va lui faire associer l’odeur qu’on veut lui faire rechercher, donc le chlore, à son jouet. Dans sa tête la chienne ne va pas chercher du chlore, elle, ce qu’elle va rechercher, c’est son jouet." En l’occurrence une petite balle verte fluo.

Sur le terrain on a montré que ça fonctionnait beaucoup plus que ce qu’on croyait.

David Maisonneuve, responsable technique réseau eau potable au sein du groupe Véolia.


En étudiant les plans d’eau potable d'une commune, les techniciens déterminent les zones où se situent les principales fuites. Ensuite, sur le terrain, l’odorat du chien permet de localiser précisément les points qui posent problèmes. "On est là pour trouver les 10% de fuites qui leur manquent, où, en fin de compte, la technologie aura besoin du chien. On est complémentaires", détaille François Bourdeau, cynotechnicien lui aussi.

L'initiative, déjà déployée à Marseille, en Bourgogne ou encore dans la Loire, pourrait inspirer certains territoires d'Outre-mer comme la Guadeloupe, où les problèmes de fuites et d'approvisionnement en eau sont récurrents

Retrouvez le reportage de Nathalie Sarfati, Massimo Bulgarelli, Bernard Blondeel et Fred Martinvalet :

 

©la1ere