Des Ultramarins mobilisés contre le texte de loi de sécurité globale

manifestation
Manifestants anti loi sécurité globale Paris 21 novembre
©Valentin Belleville / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Plusieurs milliers de manifestants s'étaient réunis dans toute la France, notamment à Paris, pour protester une nouvelle fois contre le projet de loi de sécurité globale. Des personnalités ultramarines étaient présentes : elles se sentent particulièrement concernées.
Tout un symbole. Le parvis des Droits de l'Homme, entre le palais de Chaillot et le musée de la marine, interdit aux manifestants par la préfecture de police.

Des milliers de personnes encerclées par les forces de l'ordre, étaient regroupées sur la place. Au pied de la statue du Maréchal Foch, la foule tourne en rond, pour dire non à une loi de protection qu’elle juge liberticide.
 

Des personnalités d’Outre-mer particulièrement concernées

Pour Françoise Vergès, militante pour les libertés, ancienne présidente du Comité National pour la Mémoire et l'Histoire de l'Esclavage :
 
"Cette loi contre laquelle on proteste, la loi de sécurité globale, est une loi absolument inique, injuste qui s’attaque aux journalistes, à la liberté d’expression ; qui veut protéger la police pour que finalement, évidemment, les crimes et les violences policières ne soient pas dénoncés. Je me sens particulièrement visée par cette loi puisque, on peut le rappeler c’est filmer les violences policières aux Etats-Unis avec Georges Floyd mais aussi en France, avec plusieurs violences policières qui a déclenché un mouvement, qui a fait voir à tout le monde ce que c’était que les violences policières. C’était pas simplement ce qui nous passait par la tête. Donc effectivement c’est de masquer le racisme structurel dans la police."
 

La visibilité des violences policières jugée utile en Outre-mer

 Tous se sont donc mobilisés pour mettre le holà aux violences policières dans l’Hexagone comme en Outre-mer. La Martiniquaise Naema Rainette-Dubo, du Collectif Zéro Chlordécone Zéro Poison témoigne sur l’enjeu :
 
"A la Martinique, en ce moment, nous sommes directement impactés par cette loi puisque l’un des militants anti-chlordécone s’est fait tabasser par les gendarmes. Et c’est grâce à une vidéo d’un citoyen martiniquais qu’on a pu mettre les preuves au vu et au su de tous, malgré les mensonges de la justice. Donc voilà pourquoi je suis mobilisée. Et aussi d’une façon générale, c’est un problème qui touche tout le monde."
 
Un sujet grave traité sur un air de fête populaire. Avant que le peuple ne se retrouve une prochaine fois, si le gouvernement persiste dans sa détermination.
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