Drame en Dordogne : le Réunionnais avait déjà été condamné pour violences conjugales

faits divers
Palais de Justice de Périgueux (Dordogne)
Palais de Justice de Périgueux (Dordogne). ©ROMAIN LONGIERAS / HANS LUCAS
L'homme originaire de La Réunion qui s'est donné la mort après avoir tué sa compagne à Champcevinel lundi 2 mai avait un passif avec la justice. En 2014 et en 2018, il a été condamné pour des faits de violences conjugales.

Il avait déjà violenté sa compagne par le passé. Il avait déjà été condamné pour ces faits. Lundi 2 mai, il l'a tuée, avant de se donner la mort. Il y a peu de doute pour le parquet de Périgueux (Dordogne) : l'homme de 51 ans originaire de La Réunion, qui a été retrouvé pendu dans son atelier, est l'auteur d'un homicide conjugal - que l'on peut qualifier de féminicide.

La procureure Solène Belaouar a apporté des précisions sur les causes de la mort de la femme, âgée de 40 ans et retrouvée sans vie à son domicile. "Le décès apparaît (...) consécutif à d’importantes violences exercées par un tiers (...) comprenant a minima de multiples coups portés avec les poings et les pieds", précise-t-elle dans un communiqué. L'autopsie de l'auteur des faits est toujours en attente.

Une relation conjugale discontinue depuis dix ans

Selon les premiers éléments dont disposent la justice, l'homme et la femme étaient bel et bien en couple au moment du drame. "Cette relation, initiée il y a une dizaine d’années, a été émaillée de plusieurs séparations et surtout d’un certain nombre d’épisodes de violence, sur fond d’alcoolisation régulière du couple", indique la procureure.

Connu de la justice, l'homme avait déjà été condamné pour violences conjugales à l'encontre de sa compagne. En 2014, d'abord, selon le parquet, le Réunionnais avait été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis par le tribunal judiciaire de Périgueux.

Quatre ans plus tard, en 2018, il a récidivé et s'est une nouvelle fois retrouvé devant la justice. Jugé en comparution immédiate, il a été condamné à douze mois d'emprisonnement, dont dix assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans. Le parquet ne précise pas s'il a bénéficié d'une remise de peine. De 2018 à 2020, il a eu interdiction d'entrer en contact avec la victime - sa compagne -, et a été soumis à une obligation de soins ainsi qu'à une obligation de suivre un stage de sensibilisation sur les violences conjugales.

Depuis septembre 2020, il ne faisait plus l'objet d'un suivi par les autorités judiciaires. "À l'évidence, le couple s'était reformé", ajoute la procureure de la République. Depuis cette date, l'homme n'a plus fait parler de lui. Jusqu'au drame de lundi.