Exigence de motifs impérieux vers et depuis tous les Outre-mer : quelles conséquences ?

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Agence de voyages
©JM Mazerolle

Jean Castex a annoncé hier le retour des motifs impérieux pour les déplacements en provenance et en direction de tous les territoires ultramarins. Les conséquences sont lourdes pour les agences de voyages qui travaillent avec les Outre-mer.

Le ministre des Outre-mer avait annoncé dès le 28 janvier l’exigence de motifs impérieux pour se rendre en Guadeloupe ou en Martinique à partir du 2 février. Le Premier ministre a élargi cette mesure à tous les déplacements en provenance et en direction de tous les territoires ultramarins.

Plusieurs territoires d'Outre-mer avaient déjà rétabli les motifs impérieux, comme, récemment, La Réunion, Mayotte, la Guadeloupe ou encore la Martinique. Les liaisons avec la Nouvelle-Calédonie étaient déjà extrêmement limitées et également soumises à des motifs impérieux. Seule la Polynésie et Saint-Pierre et Miquelon autorisaient encore les voyages avec l'Hexagone, dans des conditions spécifiques.

Une agence de voyage qui s'adapte

Quelles conséquences ces mesures vont-elles avoir sur les réservations à destination des Outre-mer à l’approche des vacances de février ? Une équipe d’Outre-mer la 1ère s’est rendue dans une agence de voyage de la région parisienne.

Les voyageurs qui souhaitent malgré tout aller dans les Outre-mer doivent se munir d’une attestation dérogatoire. "Dans le nouveau protocole, ils ont ajouté (NDLR en plus de motifs familiaux ou personnels) le motif déplacement professionnel, donc je pense qu’une nouvelle attestation sera mise en ligne", explique Sybille Morand, gérante de l’agence Morand voyage à Choisy-le-Roi.

"Pour l’instant nous n’avons pas d’annulations, pas de reports de billets, mais effectivement on pourra constater via les agents de voyage une fréquentation en baisse", précise la gérante de Morand voyage. "Déjà que c’était compliqué pour un touriste de se rendre en Guadeloupe ou en Martinique sachant qu’il faut observer la septaine, ajoute-t-elle. Aujourd’hui, on leur demande un motif impérieux donc je pense que ce sont les Antillais qui ont vraiment la nécessité d’aller là-bas qui s’y rendront".

Reportage de Mickaël Bastide, JT Pautrat, M. Dusquesne et O. Cannevales.