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Audiovisuel public: deux rapports parlementaires sur la visibilité des Outre-mer

Deux rapports parlementaires sur la visibilité des Outre-mer dans l'audiovisuel public ont été présenté le 9 avril. Le premier propose de de fixer des quotas avec des sanctions en cas de non-respect, le deuxième demande le maintien de France Ô sur la TNT. 

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Après de nombreuses auditions depuis l'automne 2018, le groupe inter-parlementaire sur la visibilité des Outre-mer dans l'audiovisuel public a remis son rapport à Franck Riester, ministre de la Culture et Annick Girardin, ministre des Outre-mer, le 22 mars dernier. Parmi les propositions, figure celle d'instaurer des quotas. 
 

Des sanctions en cas de non-respect

Le groupe parlementaire, composé de onze sénateurs et députés, propose en effet que soit instauré des critères de visibilité déterminés par des quotas quantitatifs. 

Les parlementaires souhaitent comptabiliser mensuellement "au moins 5% de contenus ultramarins dans les journaux télévisés de France 2, de France 3 et sur la chaîne France Info; et au moins 3% de programmes ultramarins sur l'ensemble des grilles des chaîne du groupe France Télévisions". Les parlementaires souhaitent qu'une "sanction graduée" soit instaurée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel "en cas de non-respect de ces objectifs" 
 

Un journal de l'actualité des Outre-mer sur France 3

Autres propositions des parlementaires, celles de "sanctuariser au moins 5% de l'enveloppe budgétaire des engagements de création de France Télévisions pour la production de programmes ultramarins", de créer un "journal quotidien de l'actualité des Outre-mer sur France 3" ou encore de "préserver les ressources humaines de France Ô et l'expertise qui s'y attache en créant un service Outre-mer au sein de la rédaction de France Télévisions."

Le ministère des Outre-mer promet "une attention appuyée à ses préconisations"


Le ministère des Outre-mer a indiqué dans un communiqué qu'une attention appuyée sera portée aux préconisations du groupe de travail interparlementaire en précisant que "certains engagements sont déjà mis en oeuvre" à France Télévisions, comme la "désignation d'un coordonnateur pour les Outre-mer au sein de la rédaction nationale" ou encore "l'augmentation du nombre de sujets et de programmes ultramarins diffusés" sur les chaînes nationales. 

Le communiqué précise également que "le Gouvernement demeure pleinement déterminé pour que l'objectif de présence des Outre-mer au coeur de l'audiovisuel public soit effectif et mesurable."  
 

La délégation sénatoriale aux Outre-mer demande le maintien de France Ô 

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Un deuxième rapport parlementaire sur la visibilité des Outre-mer dans l'audiovisuel public a également été présenté le 9 avril, cette fois par la délégation sénatoriale aux Outre-mer présidée par Michel Magras. 

La délégation regrette  "la précipitation et le manque de préparation du projet du gouvernement", ainsi que la décision de supprimer France Ô. "Couper le signal dès 2020, c’est risquer de faire disparaître les Outre-mer des écrans", indique les rapporteurs Maurice Antiste, sénateur socialiste de la Martinique et Jocelyne Guidez, sénatrice Union centriste de  Essonne). 

La visibilité des Outre-mer ne peut se faire aujourd’hui sans le maintien de la diffusion de France Ô sur la TNT, indique la délégation sénatoriale aux Outre-mer qui recommande "le maintien de la chaîne sur le canal 19 afin d’assurer le succès de la transformation numérique de l’offre ultramarine et la mutation de France Ô avec un bilan à l’horizon 2025".  

 

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