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Guadeloupe : la démission du maire de Pointe-à-Pitre, menacé de révocation, a été acceptée

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Jacques Bangou
La démission de Jacque Bangou, maire de Pointe-à-Pitre, a été acceptée ©HELENE VALENZUELA / AFP
Le préfet de Guadeloupe, à l'origine d'une procédure de révocation à l'encontre du maire de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou, a accepté la démission de ce dernier. 
 
Soupçonné de mauvaise gestion financière de sa commune, Jacques Bangou avait choisi de présenter sa démission samedi, invoquant des "pratiques autoritaires" de l'État.
    

Lundi, le préfet a accepté la démission de Jacques Bangou. Les adjoints et l'équipe municipale ont désormais un délai de quinze jours pour organiser l'élection du nouveau maire et de ses adjoints. D'ici là, les textes stipulent que le premier adjoint est en charge des affaires courantes.  
Josiane Gatibelza, première adjointe de Jacques Bangou 


Processus de révocation rarissime    

Cette dernière est également pressentie pour prendre la succession de l'ancien maire jusqu'aux prochaines élections municipales, en mars 2020. Rarissime sous la Vème République, le processus de révocation de Jacques Bangou avait été lancé le 13 mai suite à un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) qui pointait un déficit majeur de 78 millions d'euros de la commune de Pointe-à-Pitre. L'absence de réponse du maire aux recommandations de la CRC avait motivé cette procédure.
    
L'édile avait par la suite apporté une réponse contradictoire le 11 juin, que le préfet Philippe Gustin avait sévèrement critiquée dans une note adressée aux ministres de l'Intérieur et des Outre-Mer, recommandant "de poursuivre la procédure aboutissant au décret de révocation".
 

Conseiller municipal   

Jacques Bangou conserve toutefois un poste de conseiller municipal et reste président de sa formation politique, le Parti progressiste et démocratique guadeloupéen. Lors de l'annonce de sa démission, ce dernier avait adressé une lettre à la population où il se disait "confronté à une volonté, établie, de l'écarter à des fins politiques".
    
En Guadeloupe, la CRC épingle régulièrement les communes et les organismes publics pour leur mauvaise gestion de l'argent public. Près de deux-tiers des communes sont situées dans la zone d'alerte du réseau d'alerte des finances locales, selon un document révélé par le quotidien FA Guadeloupe en mai.
 
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