Mondial de Handball : "On s'attend à un gros combat contre la Suède", dit Coralie Lassource

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Coralie Lassource
Après la Russie, Coralie va mener ses troupes au combat face aux Suèdoises ©FFHandball / Icon sport
La capitaine des Bleues se confie avant le quart de finale ce mercredi soir contre la Suède. À 29 ans, la Martiniquaise atteint sa maturité tant en équipe de France qu'avec son club de Brest. Pas de langue de bois, le seul objectif pour les filles est la conquête du titre de championnes du monde.

La capitaine de l’équipe de France de handball féminin affirme sa position dans le groupe au fur et à mesure des compétitions. Olivier Krumbholz, le sélectionneur, a fait le bon choix en lui confiant cette responsabilité l’an dernier avant les JO. Depuis la Martiniquaise progresse sans cesse, elle est devenue la boss, une "taulière" de l'équipe. Elle aborde ce rendez-vous du quart de finale en toute objectivité.

Coralie, il y a une impression de sérénité qui se dégage du groupe France avant le match contre la Suède.

Je pense que ça faisait un moment qu’on n’avait pas entamé une compétition de cette façon et aussi bien. On ne se met surtout pas trop de pression par rapport aux derniers résultats.

On sait qu’on est attendues, mais on joue tellement bien qu’on est libérées. Du coup, on peut s’exprimer sur notre défense et sur nos montées de balles, on s’appuie énormément là-dessus et ça nous réussit plutôt bien.

L’équipe semble maîtriser complètement son handball, c’est rare de vous voir dominer une équipe comme la Russie lors du dernier match du tour principal.

On savait qu'à partir de ce jour-là, les gros matchs arriveraient, et ça commencerait par celui-là. On a su rentrer dans le vif du sujet. On se donne les moyens pour gagner et conquérir le titre, on a commencé contre la Russie, c’est ce qu’on a fait et j’espère que ce soir, ce sera pareil contre la Suède.

On a toutes envie de l’or et de gagner ce mondial et honnêtement, on ne va pas se cacher.  

Coralie Lassource, capitaine de l'équipe de France

On commence à entrevoir pour vous la possibilité d’un magnifique doublé, titre olympique et titre mondial, comme les Experts l’avaient fait en 2008/2009.

Je croise les doigts pour que ça nous arrive aussi, même si l’équipe a été remaniée. Les nouvelles apportent de la fraîcheur, même si elles étaient stressées au début. Nous les "anciennes", on leur apporte l’expérience, on les rassure, on les encourage et on les soutient. Cette homogénéité nous permet d’être où on est aujourd’hui.

Les Suédoises vont vous proposer quel style de jeu ? Quelles vont être les clefs de ce quart de finale ?

Elles ne sont pas loin de nous. On l’a vu aux JO où elles auraient pu nous battre et on croise les doigts pour que ça ne démarre pas ce soir. Ça peut être une revanche pour elles, car on les avait battues lors de la demi-finale à Tokyo, déjà lors d’un match couperet.

On s’attend à un gros combat, ça va être comme ça jusqu’à la fin du match, et ça va durer et encore durer. C’est ce qui s’est passé à Tokyo. On avait su creuser l’écart à la fin du match, et ça va sans doute être ce même genre de scenario.

Coralie Lassource
La Martiniquaise s'affirme dans son rôle de leader aussi bien pendant et en dehors des rencontres ©FFHandball / Icon sport

Comme nous, elles aiment bien monter les ballons. Elles n’ont pas la même culture de la défense que nous, mais elles sont bonnes en attaque et montent en puissance. C’est une équipe à prendre au sérieux, mais nous on respecte tout le monde et on va se donner les moyens de gagner ce match avec brio.

Est-ce une nouvelle compétition qui démarre ?

Oui et on est prêtes, on est une équipe de défis et là c’en est un de plus à relever. On n’a pas le droit à l’erreur, si on gagne, on est qualifiées et l’aventure continue, si on perd, on rentre à la maison. On veut passer ce match et peu importe notre adversaire.

Même si on a évité la Norvège, on savait que ça allait être une grosse équipe. La Suède, la Norvège, toutes les équipes à ce niveau de la compétition sont très bonnes, je n’ai pas d’autres mots. Peu importe les équipes qu’on va jouer après (NDLR en cas de victoire le Danemark ou le Brésil en demi-finales), on veut être championnes du monde.