Jean-Michel Blanquer évoque un retour à l'école étalé sur trois semaines, par niveaux de classe

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Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a évoqué mardi un retour à l'école à partir du 11 mai étalé sur trois semaines par niveaux de classe, lors d'une audition à l'Assemblée nationale.
Le ministre de l'Education nationale répondait en audioconférence aux questions des députés de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale. Il a esquissé les conditions de la rentrée scolaire pour les élèves, après le 11 mai, date communiquée par le chef de l'Etat pour le début du déconfinement.
 

Rentrée progressive

Jean-Michel Blanquer a expliqué que la rentrée serait très progressive dans les écoles, collèges et lycées. La première semaine concernerait les élèves de grande section de maternelle, de CP et de CM2; la deuxième semaine ceux de Sixième, Troisième, Première et Terminale ainsi que les ateliers industriels en lycée professionnel, avant une reprise de l'ensemble des élèves la troisième semaine, avec des groupes ne dépassant pas 15 élèves.

Pour y arriver "l'élève sera dans quatre situations possibles", a-t-il précisé: soit en demi groupe, soit "à distance", soit à l'étude "si la configuration de l'établissement le permet", soit dans une activité sportive si la commune est en mesure d'en mettre en place.
  

Souplesse locale

Il s'agit de "grands principes", mais il y aura "beaucoup de souplesse locale", a insisté le ministre. Si une famille ne veut pas envoyer son enfant à l'école, ce sera possible mais dans ce cas, il aura l'obligation de suivre l'enseignement à distance: "un élève ne sera jamais en dehors de l'obligation scolaire".
  
M. Blanquer a aussi assuré qu'avant la réouverture des écoles, un "protocole sanitaire" serait établi, avec par exemple une doctrine établie sur la nécessité de tests ou le port du masque. Quand les conditions sanitaires ne seront pas respectées, un établissement "ne rouvrira pas", a-t-il dit.
    
Une souplesse sera aussi laissée aux territoires pour apprécier la progressivité de la reprise. "On peut imaginer que dans certains endroits le confinement soit maintenu", a même souligné M. Blanquer. Ces points, qui font l'objet d'une concertation avec l'ensemble des partenaires sociaux et collectivités "doivent encore être discutés", a précisé le ministre.
    
Le Premier ministre Edouard Philippe doit présenter un plan de déconfinement "à la fin du mois", a-t-il rappelé.