JO 2021 : "L'objectif, c'est de gagner!" Au Japon, les surfers ultramarins portent les espoirs de la France

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Johanne Defay (à gauche), Michel Bourez (en haut à droit) et Jérémy Florès sont tous les trois membres de l'équipe de Francede surf. ©WSL
Ils comptent parmi les meilleurs au monde dans leur discipline et portent fièrement les couleurs de la France aux Jeux Olympiques. Les Réunionnais Johanne Defay et Jérémy Florès ainsi que le Polynésien Michel Bourez participent aux premières Olympiades du surf ! Avec des grandes ambitions.

A trois ans de Paris 2024 et pour la toute première fois de l'histoire, le surf est l'un des 33 sports au menu des Jeux Olympiques à Tokyo cet été. Et la France est l'un des six pays au monde à avoir qualifié le nombre maximal d’athlètes pour cette première olympique de la discipline : ils sont quatre au Japon, trois Ultramarins et une Basque. Au total, tous pays confondus, 40 surfers tenteront de dompter les vagues japonaises : 20 hommes et 20 femmes ont obtenu le précieux sésame. 

La compétition se déroule sur le spot de Tsurigazaki dans la ville d’Ichinomiya à environ 1h30 à l’Est de Tokyo. Il s'agit d'un beach break où - au passage - les vagues sont très modestes. Qu’importe, les deux Réunionnais Johanne Defay et Jérémy Florès portent certains des espoirs français de médailles. A leurs côtés, le Tahitien Michel Bourez et la Bayonnaise Pauline Ado finissent de composer une équipe de France olympique de surf qui peut rêver de l'Olympe. Si les Brésiliens sont favoris, les "Bleus Outre-mer" ont une belle carte à jouer.  

 

Objectif : "gagner"

En attendant les Jeux Olympiques de Paris - qui verront les compétitions de surf se dérouler en Polynésie - c'est sur le Japon que les surfers se concentrent. Ni Defay, ni Florès, ni Bourez ne articipent ce vendredi 23 juillet à la cérémonie d'ouverture des Jeux. Tokyo se trouve trop loin et pas question de prendre des risques face au coronavirus.

Les séries débutent dimanche, et les tricolores sont prêts à viser l'Olympe. "Les planches, le matériel, c’est le plus important dans une préparation, analyse Jérémy Florès. Quand j’ai du bon matériel que j’ai confiance en ma planche, c’est 80% du boulot. J’essaye toujours de trouver la planche magique."

Contrairement à la phrase prêtée à Pierre de Coubertin, Michel Bourez, natif de l’île de Rurutu dans l’archipel des Australes, n'est pas venu au Japon pour participer. "L'objectif, ce n'est jamais de participer, ce n'est jamais assez. Bien-sûr que non !, revendique le Polynésien avec beaucoup d'honneteté. Si tu fais quelque chose, c'est essayer de gagner, d'arriver le plus loin possible."

 

Johanne Defay favorite 

Après sa victoire sur la 6e étape du World Championship Tour sur la vague artificielle du Surf Ranch de Leemore aux Etats-Unis, Johanne Defay s'est hissée au 2e rang mondial derrière l'Américaine Carissa Moore. Pour sa 8e saison sur le world tour, la Réunionnaise pourrait bien, cette année, y obtenir le meilleur classement de sa carrière.

Mais avant de se concentrer de nouveau sur cet objectif, la championne du Saint-Leu Surf Club à La Réunion se focalise sur les JO, même si les conditions sur le spot japonais de Tsurigasaki devraient être modestes. Elles le seront pour tous les surfers. "De tous les pays qui y vont, on est tous au même niveau. Généralement, je performe pas mal dans des conditions comme ça", partage Johanne Defay.

"Une médaille pour moi, mon pays, mon île"

Comme elle, Jérémy Florès a l’intention de profiter pleinement de cette expérience olympique sans jamais se détourner du principal objectif, le heut du podium : "Ce serait beau de remporter une médaille pour moi, mon pays, mon île (...). Je ne pars pas favori mais quand j’ai la confiance, je peux battre n’importe qui", conclut-il. 

 

Les premiers tours de la compétition de surf se tiennent ce dimanche 25 juillet à partir de 7h du matin (heure locale). Les finales sont programmées pour le mercredi 28 juillet, si la météo le permet.