Journée mondiale de l'obésité : les Outre-mer en première ligne

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Obésité
©Martinique La 1ère
Selon de nombreuses études réalisées entre 2003 et 2017, la surcharge pondérale est plus importante dans les Outre-mer que dans l’Hexagone. Un rapport parlementaire préconise de favoriser le sport et les aliments sains.
 
Le surpoids et l’obésité sont définis par l’Organisation Mondiale de la Santé comme "'une accumulation anormale ou excessive de graisse qui présente un risque pour la santé". L’indice de masse corporelle différencie le type de surpoids. Une situation en forte augmentation dans les territoires d’Outre-mer.
 

Surcharge et obésité en hausse

Depuis quelques années, le taux d’individus en surcharge pondérale est supérieur à celui de l’Hexagone. Selon l’étude Barodom réalisée en 2014 le taux de surpoids en Martinique Guadeloupe et en Guyane est en moyenne est de 31 % chez les hommes et de 34% chez les femmes alors qu’il est de 29 % dans Hexagone.

La Réunion elle, est en deçà de la moyenne nationale soit 27%. Un chiffre également moins élevé que la moyenne nationale en matière d’obésité, où là, il tombe à 8,3 % chez les hommes alors qu’il est de près de 12 % dans l’Hexagone. Chez les femmes en revanche ce taux est élevé dans les quatre départements et régions d’Outre-mer. Il est de 23% aux Antilles Guyane, 14% à La réunion et de 12% dans l’Hexagone.

Une autre étude, celle réalisée par santé publique France à Mayotte indique que 72% des femmes Mahoraises et 34% des hommes sont en surpoids.

La situation est encore plus préoccupante dans l’océan pacifique où 70 % de la population de Wallis-et-Futuna est obèse selon l’enquête de la RESIR, Réseau d’Insuffisance Rénale,   et 90,4%  en surpoids. En Polynésie  70 % de la population est en surpoids et 40% au stade d’obésité. Un chiffre moins important en Nouvelle-calédonie mais néanmoins préoccupant. Sur le caillou, l’excès de poids concerne 67,3 % de la population Calédonienne soit près de 2 Calédoniens sur 3.
 

Modification des habitudes

La façon de manger à évoluer dans ces territoires. Une nourriture plus riche notamment avec l’arrivée des fast-foods, plus grasse et plus sucrée. Malgré la loi dite « Lurel »  pour réguler le taux de sucre dans la nourriture, certains aliments ont encore une forte teneur en sucre. Les boissons sucrées ou encore les yaourts produits localement "peuvent incorporer autant de sucre que les industriels le souhaitent, car la loi est muette sur ce point", relève le rapport parlementaire. Par ailleurs les féculents sont plus consommés que les fruits et légumes.
 
 

Préconisations 

Face à une situation alarmante, le rapport des parlementaires préconise que soit développée une véritable politique sportive et qu'une nourriture plus saine soit favorisée. Par exemple créer des équipements sportifs là où ils sont absents ou en développer dans d’autres lieux, interdire la vente de produits alimentaires gras, salés ou sucrés à l’intérieur ou à proximité des établissements scolaires, ou encore de favoriser l’émergence d’une filière de formation consacrée au sport santé. En tout 21 préconisations pour limiter les maladies cardiovasculaires, ou encore les risques de diabètes liées à l’obésité. Dans le monde, l'obésité tue chaque année près de trois millions de personnes.

 
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