La chanteuse Angélique Kidjo adapte le tube planétaire sud-africain "Pata Pata" pour lutter contre le coronavirus

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L'ambassadrice de bonne volonté, Angélique Kidjo, lors du 70ème anniversaire de l'Unicef à New York le 12 décembre 2016. ©Mohammed Elshamy / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
Le tube planétaire de la chanteuse anti-apartheid sud-africaine Miriam Makeba, "Pata Pata" a été adapté avec de nouvelles paroles pour aider à combattre la propagation du coronavirus, a annoncé jeudi l'UNICEF.
Les paroles de Pata Pata, cette chanson au refrain lancinan sortie en 1967 et devenue un des symboles de la lutte de libération sud-africaine, ont été revisitées pour encourager la distance sociale et les règles d'hygiène, comme se laver régulièrement les mains.

"Autrefois surnommée 'la chanson la plus joyeusement provocante au monde', elle a été réenregistrée, a indiqué l'UNICEF, pour diffuser des informations et de l'espoir au temps du coronovirus". Née au Bénin, Angelique Kidjo, qui a eu pour mentor Miriam Makeba, chante cette nouvelle version, a précisé l'UNICEF dans un communiqué. La chanteuse est ambassadrice de bonne volonté pour l'organisation depuis 2002.
  

"Gardons nos mains propres"

"Pata Pata" signifie "touche touche" dans plusieurs langues sud-africaines. Des couplets de la version modifiée de la chanson s'élèvent en musique pour dire désormais: "En cette époque de coronavirus, ce n'est pas le temps du toucher... Tout le monde peut aider à combattre Covid-19. Restez à la maison et attendez... Ce n'est pas du pata-pata ... Nous devons garder nos mains propres".

L'original de la chanson a été l'un des plus grands succès de Miriam Makeba. Connue affectueusement sous le nom de "Mama Africa", elle est décédée à l'âge de 76 ans en novembre 2008, après un concert en Italie. Elle avait remporté un Grammy Award du meilleur enregistrement folklorique avec le chanteur américain Harry Belafonte en 1965. Mais sa musique avait été interdite dans son pays natal après une apparition dans un film anti-apartheid.
 

Période de lutte

Angélique Kidjo a déclaré que la chanson lui rappelait un ami, le vétéran de l'Afro-Jazz Manu Dibango, décédé au début du mois après avoir contracté le coronavirus. "Manu m'a inspirée. Miriam m'a inspirée. Et Pata Pata m'a donné de l'espoir", a déclaré Angélique Kidjo dans un communiqué. "Pata Pata a toujours été là pour le peuple dans une période de lutte. J'espère que (cette chanson) va aider de nouveau", a-t-elle ajouté.

Le public est invité à se filmer en dansant sur cette chanson et à partager la vidéo sur les réseaux sociaux avec les hashtag #nopatapata et #healthyathome (en bonne santé à la maison).