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La Flamme de Rio #12: "Marine, c'est le mental"

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Marine Boyer en finale poutre des Jeux olympiques de Rio ©Toshifumi KITAMURA / AFP
Elle a terminé au pied du podium à la poutre. Marine Boyer, jeune gymnaste réunionnaise a frôlé la médaille. Passé la déception, ses parents, aux premières loges, racontent avant tout une battante au mental d'acier.
Le regard trahit sa déception. “Elle a fait son job. Et nous sommes fiers”, assure pourtant  Rolande, la maman de Marine Boyer dans les couloirs de la carioca Arena 1, après avoir d’assisté à la finale sur poutre.
Sa fille, tout juste 16 ans, vient de terminer quatrième. Une très belle performance pour le jeune Réunionnaise qui participait à ses premiers Jeux olympiques. Mais “la mauvaise place”, pour Rolande qui rêvait de voir sa fille sur le podium.

#Se faire plaisir

 “Dans ma classe (à l’Insep, l’Institut national du sport, ndlr),  tout le monde m’a dit que j’avais trop de chance d’aller à Rio”, se souvenait Marine quelques semaines avant son départ pour le Brésil.
Une chance, qu'elle s'est avant tout créée. La vice-championne d'Europe a réussi a accéder à la finale olympique avec une 9e place aux qualifications. Un "rêve", pour la gymnaste qui s'était ensuite fixé pour objectif de "se faire plaisir", une fois arrivée à ce stade de la compétition.

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#Le mental

Marine, c’est le mental”, confie sa mère, originaire de Sainte-Rose,  qui insiste malgré tout sur la fierté qu’elle ressent. “Elle va jusqu’au bout des choses, elle lâche rien, elle y croit. Même quand elle a des douleurs, ou que c’est compliqué… elle serre les dents”.


La jeune fille, un mètre soixante pour cinquante kilos, ne s’est pas laissée impressionner par ses adversaires, les Américaines Simone Biles et Lauren Hernandez, médaillées de bronze et d’argent, ni par la Hollandaise médaillée d’or Sanne Wevers. “Je suis restée dans ma bulle j’ai pas trop calculé ce qu’elles faisaient, on se disait juste bonne chance avant de passer”, raconte-t-elle une fois en zone mixte.

#Fierté paternelle

Son père, Alain, se souvient d’une petite fille exubérante, qu’il fallait canaliser. "Je me suis demandée comment j'allais faire pour la suivre. Je suis sportif moi-même, et du coup,  j'ai cherché quelque chose pour elle". Après une tentative à la natation, elle a préféré la gymnastique. “Et je suis très fier”, sourit-il

#Détresse sur la piste

C’est sans doute l’image du jour. Wilhem Belocian, effondré sur la liste du stade olympique, martelant le sol de son poing. au départ du 110 m haies, le jeune espoir guadeloupéen a effectué un faux départ. La sanction est tombée immédiatement: disqualifié. Fin des jeux pour le hurdleur français, qui a quitté la piste puis traversé la zone mixte en larmes.
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Wilhem Belocian après son faux départ du 110m haies ©Franck Fiffe AFP

Lui en revanche a connu une soirée plus heureuse. Le martiniquais Dimitri Bascou s’est qualifié aisément pour la finale du 110 m haies, terminant premier de sa série en 13,31 secondes, sous une pluie diluvienne. Il a eu une pensée pour son co-équipier en équipe de France. “Faut pas que ça soit une fin en soi dans sa tête, il continuera à se faire plaisit dans les prochaines compétitions”, a t-il déclaré.

#Pas une mais deux

Déception également, celle de Phara anacharsis. La Martiniquaise a échoué à se qualifier pour la finale du 400 m haies, elle tentera sa chance au relai 4X400m ce samedi. “Ma discipline est très technique, la moindre erreur a des conséquences, explique-t-elle, avant d’ajouter  moi je n’en ai pas fait une, j’en ai fait deux”.



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