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"La Radio des bonnes nouvelles" : le spectacle de la dramaturge guadeloupéenne Gerty Dambury en préparation

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La romancière et dramaturge guadeloupéenne Gerty Dambury (au premier plan à gauche), prépare un nouveau spectacle intitulé « La Radio des bonnes nouvelles ». ©DR
L’écrivaine et dramaturge guadeloupéenne Gerty Dambury met la dernière main à sa nouvelle création : « La Radio des bonnes nouvelles », un spectacle musical déjanté et féministe, avec beaucoup de rire et de rock ! 
La Fabrique insomniaque, la compagnie théâtrale regroupée autour de Gerty Dambury, est actuellement en résidence au Centre dramatique national de Rouen, jusqu’au 4 octobre, pour préparer sa nouvelle création : « La Radio des bonnes nouvelles ». Un spectacle humoristique résolument féminin réalisé par cinq comédiennes, deux musiciennes et deux techniciennes. Avec quand même un homme pour les effets sonores.
 
Ce projet souhaite faire connaître et valoriser des figures emblématiques de femmes oubliées ou méconnues. Ces femmes aux parcours exceptionnels ont joué des rôles décisifs dans l’histoire, que ce soit en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou en Nouvelle-Calédonie. 
 

"Comédie utopiste"

« Il y a des femmes dont on ne parle pas beaucoup et que j’évoque dans cette pièce, comme Ida Wells-Barnett, la première journaliste noire américaine rédactrice en chef d’un journal, qui s’est battue contre les lynchages ; Claudia Jones, communiste également noire américaine expulsée en Angleterre, qui a créé le carnaval antillais de Londres, et qui est enterrée à la gauche de Karl Marx ; la première avocate guadeloupéenne Gerty Archimède ; Angela Davis, Louise Michel, etc. » précise Gerty Dambury à La1ere.fr.
 
« Ce spectacle est une comédie utopiste. On imagine que l’on est en 2020 et qu’en mai 2017, deux femmes ont été élues. Il y a donc deux femmes présidentes de la République. Cela signifie que l’idée du sauveur suprême que tentent d’incarner les hommes politiques en général, figure masculine de l’homme providentiel, est remise en question par l’idée d’une solidarité et d’un gouvernement à plusieurs mains de femmes. »
 

"Drôles, rieuses et déjantées"

Dans cette configuration, il y a une radio que l’on appelle « La Radio des bonnes nouvelles ». Cette radio consacre une émission spéciale à ce qu’elle appelle « La dernière fois ».  « Comme la dernière fois qu’une femme a été payée moins qu’un homme, ou la dernière fois qu’il y a eu un viol de guerre », explique la dramaturge. « Et les personnalités de la radio ne sont que des figures féministes réelles, au pire fictionnelles, mais importantes pour le mouvement des femmes. Ces figures sont beaucoup plus vivantes que ce que l’on présente actuellement. Elles sont drôles, rieuses et déjantées, et tout ça dépote sur une musique rock. »  
 
Une première version du spectacle sera présentée du 16 au 18 mars 2017 à l’Anis Gras – Le lieu de l’Autre à Arcueil en région parisienne. « Nous attendons des réponses de la Scène nationale de Guadeloupe et de Martinique et d’autres théâtres. On espère des coproductions », déclare Gerty Dambury. A noter qu’afin de finaliser le projet, La Fabrique insomniaque fait appel à un financement participatif : détails à retrouver ICI.
 

REGARDEZ un extrait de la pièce en préparation