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Lancement d'une "brigade anti-discriminations" pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme

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Discriminations au travail : constat d'échec pour la charte de la diversité
Une jeune femme tient son CV devant son visage le 8 janvier 2011. (MAXPPP)
Le gouvernement va lancer ce lundi 15 avril une "brigade anti-discriminations". Marlène Schiappa l'a confirmé mercredi 10 avril à l'Assemblée nationale. Mais le dispositif concret reste à préciser. 
L'annonce avait été faite au cours de l'émission Balance ton post, organisée au moment du lancement du Grand débat national. Elle devrait être mise en place ce 15 avril par Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à la lutte pour l'égalité femmes-hommes et contre la discrimination et Julien Denormandie, ministre de la Cohésion des territoires. 
   

Humiliations quotidiennes

Le sujet a été replacé au premier plan lors des questions au gouvernement du mercredi 10 avril. Au nom des députés de la Martinique, Jean-Philippe Nilor a demandé la création d'une  "brigade" contre "le racisme et l'antisémitisme", "à l'instar des pôles anti-discriminations au sein des parquets". 

Le député s'est appuyé sur les cas de racisme récents au sein du gouvernement, avec notamment "l'avalanche de propos racistes" et sexistes contre la porte-parole Sibeth Ndiaye.
 

Si nous, parlementaires, subissons cela, imaginez les humiliations que vivent au quotidien nos frères et sœurs dans l’accès à l’éducation, au logement, aux soins, et même aux simples taxis. Reconnaître l’esclavage comme crime contre l’humanité sans réparation ou supprimer le mot « race » de la Constitution ne suffit pas tant que des actes seront perpétrés à l’encontre des Noirs et ne seront pas répertoriés en tant que tels.

 
Dans sa réponse à l'Assemblée nationale, Marlène Schiappa a reconnu que les "mécanismes de correction des inégalités de destin ne fonctionnent plus". La secrétaire d'Etat a ensuite rappelé les "900 projets" de la délégation interministérielle contre le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie, financés à hauteur de 1,4 million d'euros. "Il faut traiter dans ce cas-là des Outre-mer et c'est ce que fait la ministre Annick Girardin".
   

Agents assermentés

Concrètement, le secrétariat d'Etat refuse d'en dire plus avant lundi sur la forme que prendra cette brigade. Mais le 26 janvier dernier, sur C8, lors d'une émission spéciale consacrée au Grand débat, Marlène Schiappa avait validé la proposition faite par un spectateur qui a ensuite lancé une pétition précisant le système proposé. Il s'agirait d'une brigade composée d'agents assermentés qui iraient faire des "testings" lors d'entretiens d'embauche, à l'entrée de boîtes de nuit, de bars ou de restaurants, ou encore dans des agences immobilières. 

Imaginez des agents assermentés (h/f) qui envoient des CV et passent des entretiens. Certains seraient de la diversité et d’autres non pour relever la différence de traitement entre ces candidatures. Idem pour l’accès au logement et aux loisirs.


A quoi ressemblera concrètement cette brigade ? Réponse, lundi 15 avril.
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