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Langues régionales : le sénateur de Martinique Maurice Antiste inquiet des conséquences de la réforme du lycée

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Maurice Antiste, sénateur de la Martinique
Maurice Antiste, sénateur de la Martinique ©DR
Le sénateur de la Martinique, Maurice Antiste, interpelle le gouvernement sur les conséquences de la réforme du lycée sur l’enseignement des langues régionales. Il demande aussi la ratification de la Charte européenne des langues régionales.
 
Les langues régionales seraient-elles les grandes oubliées de la réforme du lycée et du baccalauréat ? Le sénateur martiniquais, Maurice Antiste (groupe socialiste et républicain) pose la question.
 

Enseignement en recul ?

Les langues régionales sont "une richesse indéniable" explique le sénateur lors des questions au gouvernement. "On comptait jusqu’à récemment plus de 92 000 élèves (premier et second degré) qui suivaient un enseignement une langue régionale dont les trois quarts dans le service public de l’éducation", poursuit-il.

"Avec la réforme du baccalauréat, des classes de langue régionale ont fermé tandis que d’autres sont en instance de fermeture" ajoute Maurice Antiste. "Dorénavant une langue régionale prise en option facultative possède un coefficient minime trois fois inférieur à celui des langues anciennes, ce qui représente 1% de la note finale au bac", insiste-t-il.


Charte européenne des langues régionales

La réforme des lycées est donc un "coup dur" porté aux langues régionales selon le sénateur qui demande aussi si le gouvernement a prévu de ratifier la Charte européenne des langues régionales et l’art 30 de la convention internationale des enfants "confortant le droit à l’enfant à pouvoir vivre dans sa langue".

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale lui répond que "les langues régionales sont encouragés dans le système éducatif français". La réforme du lycée ne se fait pas au détriment de ces langues, déclare-t-il.

Au contraire, ajoute-t-il, avec "l’enseignement de spécialité en langues régionales". "Il faut des élèves qui le souhaitent car cela implique 4h d’enseignement en première et 6 h en terminale. C’est un système vivant qui demande l’implication des familles".

Le ministre rappelle son passé de recteur en Guyane où il estime avoir "beaucoup encouragé l’enseignement des langues créoles et amérindiennes". La politique des médiateurs de langues régionales en primaire sera poursuivie, ajoute le ministre.  

Pour Maurice Antiste, il est temps de prendre des mesures plus fortes car cers langues régionales sont en danger "en particulier aux Antilles en Guyane et en Polynésie".