Le président polynésien veut éviter à son pays d'être "ruiné" par le Covid

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Edouard Fritch en juillet 2019 à Paris ©REGIS DUVIGNAU/AFP

La Polynésie française pourra maintenir ses aides liées à la crise jusqu'en "août, septembre : après on est ruinés", a déclaré son président Edouard Fritch, lors d'un point presse au côté du représentant de l'Etat mardi à Papeete.
 

"Si nous n'ouvrons pas rapidement, nous sommes morts. Financièrement, c'est très compliqué", a-t-il poursuivi. Le seul espoir du territoire réside dans la reprise du tourisme -- moteur de l'économie locale -- et donc des vols internationaux. A partir du 9 juin, les touristes métropolitains vaccinés pourront voyager en Polynésie sans motif impérieux, à condition de présenter un test négatif réalisé trois jours avant leur départ, et de se soumettre à d'autres tests à leur arrivée. Dans le cas contraire, ils devront présenter un motif impérieux de déplacement, et seront placés en quarantaine pendant dix jours.

Le 1er mai, la Polynésie française avait rouvert ses frontières aux visiteurs américains, et le retour de ces touristes n'avait pas déclenché de flambée épidémique. Après un pic fin 2021, le taux d'incidence du Covid-19 reste faible depuis plusieurs mois dans le pays, à 10 pour 100.000 habitants. La collectivité ne déplore qu'un décès lié au coronavirus au cours des deux derniers mois.

Un taux de vaccination variable

Mais la campagne de vaccination peine à séduire les jeunes. Bien qu'elle soit ouverte sans prérequis à tous les adultes, seuls 15% des 18-59 ans sont vaccinés en Polynésie. Les plus de 75 ans, eux, sont vaccinés à hauteur de 65%. Le taux de vaccination est par ailleurs très variable selon les archipels : 36% des Marquisiens sont vaccinés, contre seulement 13% des habitants des Tuamotu, où les nombreux atolls sont plus difficiles d'accès.

"L'état sanitaire s'améliore, le calme est revenu dans le pays", s'est félicité Edouard Fritch, qui a tout de même souhaité maintenir le couvre-feu "dans les conditions actuelles, affirmant "qu'une grande partie de la population polynésienne (...) le désire".