Le procès du chanteur martiniquais Kalash à nouveau reporté

justice
Kalash et son avocat 11 juin 2021
Le chanteur martiniquais Kalash et son avocat au tribunal de Paris le 11 juin 2021. ©Mourad Bouretima

Le chanteur Kalash est poursuivi pour délit de fuite, outrage et rébellion, après un accident survenu sur l'avenue des Champs-Elysées en 2019. Son procès, déjà reporté en mars dernier, devait se tenir ce 11 juin. Il a été renvoyé au 3 janvier 2022.

Le procès du chanteur martiniquais Kevin Valleray, plus connu sous son nom de scène Kalash, devait se tenir le 11 juin devant la 29ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris. L'audience, prévue initialement fin mars dernier et déjà reportée, a été renvoyée au 3 janvier prochain. Le chanteur devait comparaître pour un délit de fuite après un accident survenu le 16 mars 2019 sur les Champs-Elysées à Paris et pour des faits d’outrage et rébellion.

La juge a décidé de renvoyer le procès, considérant qu'il manquait des éléments pour juger l'affaire. Au-delà de l'accident de voiture -que le chanteur ne nie pas- se pose la question des conditions d'interpellation de Kalash. Ce dernier dénonce "des violences policières" à son encontre. La juge a considéré qu'il était impossible de juger les deux affaires séparemment.

Accusation de violences policières

"C’est étrange qu’on n’arrive pas à me juger après deux ans, ça devrait être simple si tout était clair mais tout ceci est louche, s’agace le chanteur. Il y a des choses qui disparaissent, des vidéos, des plaintes... L’enquête n’est pas fournie de leur côté."

Nous, on est prêt à chaque fois. Ça fait la 3e fois qu’ils renvoient.

Kalash


L'artiste a également porté plainte. Il parle de "violence policière" à son encontre, "qui comme partout, tout le temps en France, n’est jamais bien jugée, ni dans les délais, ni avec les bons résultats." Il dénonce l'attitude des policiers au moment de son interpellation, les accusant de l'avoir violenté et d'avoir utilisé sa voiture pendant qu'il était en garde à vue. Une enquête de l'IGPN, la police des polices, a été ouverte. 

Pièces disparues, policiers mutés

"Nous constatons que les parties adverses sont dans l’incapacité de traiter cette affaire. Pour quelles raisons ? Parce que tout simplement dans ce dossier nous avons la certitude que monsieur Valleray a subi des violences policières, affirme son avocat maître Arneton. Au fur et à mesure des pièces sont rentrées dans ce dossier qui démontraient que les violences policières existent. Et maintenant nous apprenons que des policiers ont disparu, que des vidéos disparaissent et nous apprenons en définitive qu’ils ne veulent pas affronter cette audience."

Nous irons jusqu’au bout de cette procédure et nous irons jusqu’à la condamnation de ces hommes car on ne peut pas impunément frapper quelqu’un qui est menotté et le taser.

Maître Arneton, avocat de Kalash.


Le chanteur affirme qu’il sera présent lors de l’audience du 3 janvier.