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Levallois-Perret : une voiture fonce sur des militaires de l'opération Sentinelle et blesse six soldats

Un véhicule a foncé sur des militaires de l'opération Sentinelle ce mercredi 9 août vers 8h à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Six soldats sont blessés, dont deux dans un état sérieux. Le véhicule est en fuite et une enquête antiterroriste est ouverte.

Un véhicule a foncé sur des militaires de l'opération Sentinelle ce mercredi 9 août vers 8h à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Un véhicule a foncé sur des militaires de l'opération Sentinelle ce mercredi 9 août vers 8h à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).
  • La1ère.fr (avec AFP)
  • Publié le , mis à jour le
Une voiture a foncé sur des militaires de l'opération Sentinelle mercredi matin à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), faisant six blessés dont deux dans un état sérieux, avant de prendre la fuite. Il s'agit d'une nouvelle attaque contre les forces de sécurité. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête. 

Les soldats originaires des Outre-mer sont nombreux à participer aux missions de surveillance dans Paris, dans le cadre de l'opération Sentinelle renforcée depuis les attentats de 2015. On ne sait pas, pour le moment, si des soldats ultramarins font partie des blessés.


Un "acte a priori volontaire"

La préfecture des Hauts-de-Seine a évoqué un "acte a priori volontaire", à propos de cet incident qui intervient quatre jours après une tentative d'attaque contre d'autres soldats de Sentinelle sur le site de la tour Eiffel à Paris.
 
Deux blessés sont dans un état sérieux même si leur pronostic vital n'est pas engagé, a annoncé la préfecture de police de Paris, précisant que l'attaque a eu lieu vers 8h en plein centre-ville. Le maire de Levallois Patrick Balkany a dénoncé sur BFMTV une "odieuse agression" dont il s'est dit "navré". L'incident a eu lieu sur la place de Verdun, devant un grand immeuble social à 200 m de la mairie, a-t-il précisé.
 

Périmètre de sécurité

Sur place, un périmètre de sécurité était en place, a constaté une journaliste de l'AFP. Plusieurs dizaines de policiers municipaux et des militaires de la mission Vigipirate se trouvaient au pied de l'immeuble, un bâtiment de 12 étages donnant sur un parc arboré. Au rez-de-chaussée de l'immeuble se trouve un local prêté par la mairie de Levallois aux militaires dans le cadre de la mission Vigipirate, a expliqué l'attaché de presse de la mairie. La mairie se trouve à une centaine de mètres du lieu de l'incident, une rue pavée jouxtant le parc.
 
"Ce matin à la sortie de leur caserne, nos militaires sont sortis en groupe pour aller faire leur tournée et un véhicule BMW prépositionné dans l'allée leur a foncé dessus", a ajouté Patrick Balkany. "Ça s'est passé dans une voie en cul-de-sac devant le casernement des militaires. Le véhicule ne s'est pas arrêté. Ils sont une cinquantaine de militaires à quadriller la ville, c'est incompréhensible (...). C'est sans aucun doute un acte délibéré".
 

"Leurs vies ne sont pas en danger"

"Deux militaires blessés ont été transportés à l'hôpital militaire de Percy et les 4 autres dans un autre hôpital. Les secours sont arrivés très vite, leurs vies ne sont pas en danger", selon Patrick  Balkany.
 
Trois attaques ont visé ces derniers mois la capitale : l'assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées le 20 avril, l'attaque d'une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame le 6 juin et celle d'un fourgon de gendarmerie le 19 juin également sur les Champs-Elysées. Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats jihadistes qui a fait au total 239 morts. 

Les dernières ont tout particulièrement visé les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques. Samedi soir peu avant minuit à la tour Eiffel à Paris, un homme avait franchi un portique en bousculant un agent de sécurité, puis sorti un couteau en criant "Allah Akbar". Des militaires de l'opération Sentinelle lui avaient ordonné de poser son couteau à terre et il s'était exécuté sans opposer de résistance et avait été interpellé. L'homme, admis en psychiatrie mais en permission de sortie, a dit pendant sa garde à vue vouloir "commettre un attentat contre un militaire". Il a été réadmis lundi en hospitalisation d'office.
 

L'opération Sentinelle

Un conseil de Défense, habituel avant le Conseil des ministres, avait lieu à l'Élysée depuis 9h ce matin, réunissant notamment le président Emmanuel Macron, son Premier ministre Edouard Philippe, et ses ministres de l'Intérieur, Gérard Colomb, et des Armées, Florence Parly.
 
Lundi, Florence Parly avait déclaré que l'opération Sentinelle resterait "en place tant qu'elle sera utile à la protection des Français", et sera prochainement adaptée "pour s'inscrire dans la durée".
 
Le 14 juillet, le chef de l'État a annoncé que l'opération Sentinelle, qui mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national depuis les attentats de 2015, allait être revue "en profondeur afin d'avoir une plus grande efficacité opérationnelle et de prendre en compte l'effectivité et l'évolution de la menace." 
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