Martinique : "impossible de rouvrir les collèges et lycées en mai", affirme le président de la collectivité

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Alfred Marie-Jeanne
Alfred Marie-Jeanne (jeudi 4 avril 2019) ©Martinique la 1ère
En Martinique, "il s'avère impossible de rouvrir les collèges et les lycées aux scolaires en mai", a affirmé jeudi le président du Conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique, Alfred Marie-Jeanne.
Lors de la visioconférence organisée par le Premier ministre Edouard Philippe avec tous les présidents de régions, M. Marie-Jeanne a affirmé qu'"il ne saurait être question d'exposer les scolaires et les personnels au risque de contamination", selon une copie de son discours.
 

Fort du soutien des maires et présidents d'EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) de l'île, mais aussi des syndicats enseignants et associations de parents d'élèves, il a exposé les raisons pour lesquelles la Martinique ne rouvrira pas ses collèges et lycées le 11 mai.
 

Pas assez de masques

Il a mis en avant la question de l'équipement des personnels chargés notamment du nettoyage des locaux. Selon Alfred Marie-Jeanne, il faut équiper 1.000 agents "à raison de trois masques par jour au minimum". Or, "le stock existant en masques", autant que "l'incertitude d'arrivée de nouveaux stocks" ne permettent pas de "répondre à cette exigence".

Pour l'élu martiniquais, "une organisation pédagogique doit être déployée pour achever l'accompagnement scolaire et pour assurer la rentrée en septembre".
 

Préavis de grève

Des propos qui interviennent au lendemain de la décision du maire du Prêcheur, ville du nord de la Martinique, de ne pas rouvrir l'école de sa commune le 11 mai. Marcelin Nadeau appelle tous les maires de l'île à se concerter pour prendre une position commune sur le sujet.

Il se range ainsi à l'avis des syndicats enseignants. L'un d'eux, la FNEC-FP-FO a d'ailleurs déposé un préavis de grève qui entrera en vigueur à compter du 11 mai. Jeudi, dans un communiqué, le syndicat a appelé l'Education nationale à renforcer les moyens à la rentrée de septembre en Outre-mer.

L'Outre-mer compte "entre 15 et 25% de décrochage scolaire", a annoncé le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer.