Meurtre du Martiniquais Andy Brigitte : décision judiciaire le 2 juillet prochain

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Cour d'Appel de Paris
Cour d'Appel de Paris ©Philippe LOPEZ / AFP
La chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris rendra sa décision le 2 juillet prochain sur l’irresponsabilité du meurtrier d'Andy Brigitte. Le 12 janvier 2018, Andy Brigitte, un Martiniquais de 22 ans a été poignardé à mort à la station Chatelet-les-Halles.
A la sortie de l'audience, les avocats de la famille d'Andy Brigitte, Jean-Claude Durimel et Frédérique Pons, ne se font guère d'illusion : le 2 juillet prochain, le meurtrier présumé du jeune martiniquais devrait très vraisemblablement être déclaré irresponsable, ce qui implique qu'il ne pourra pas être jugé pour le meurtre commis le 12 janvier 2018.

Ce jour là, vers 18h, à la station RER de Chatelet-Les Halles, Andy Brigitte, 22 ans, a été poignardé à mort par un déséquilibré de 33 ans qu’il ne connaissait pas. Rapidement sur place, les agents de sécurité de la RATP, ont interpellé cet homme, sur lequel ils ont retrouvé un couteau. D'abord placé en garde à vue, Christian Ingondo a été ensuite hospitalisé à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. L’homme est aujourd’hui placé dans un centre de soins pour personnes dangereuses.
 

Ingondo présent à l'audience

Christian Ingondo était bien présent à l'audience, ce 5 juin 2020, entouré d'infirmiers. L'expert psychiatre qui a étudié son cas l'a expliqué aux magistrats : l'auteur des coups de couteau mortels avait, au moment des faits, une abolition du discernement. Selon cet expert, il aurait dû être interné depuis longtemps. Il a expliqué qu'il "se sentait en guerre depuis les attentats commis à Paris". Logiquement, si elle suit l'avis de l'expert, la chambre d'instruction décidera le 2 juillet prochain que Christian Ingondo ne peut être jugé pour le meurtre d'Andy Brigitte. Son discernement étant aboli au moment des faits, il devrait être déclarement irresponsable pénalement.
 

Les parents en visioconférence

Les parents d'Andy Brigitte ont assisté à l'audience en visioconférence depuis la Martinique. Très digne, la maman du jeune homme, infirmière au CHU de Fort-de-France, a expliqué que malgré l'expertise, elle doute toujours. La décision sera rendue le 2 juillet.  
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