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Mondial 2018 - France Belgique : Thierry Henry sur le banc adverse

Thierry Henry, meilleur buteur de l’histoire en équipe de France, qui a remporté le Mondial-98 puis l’Euro-2000, se retrouvera face aux Bleus ce mardi en demi-finales de la Coupe du monde : l'entraîneur antillais est l'adjoint du sélectionneur des Diables rouges.
 

Thierry Henry © BENJAMIN CREMEL / AFP
© BENJAMIN CREMEL / AFP Thierry Henry
  • La 1ère.fr
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Thierry Henry avait 20 ans quand il est devenu champion du monde avec les Bleus - Didier Deschamps était alors capitaine. Mais mardi soir, à Saint-Petersbourg, le meilleur buteur de l’histoire en équipe de France (51 buts) donnera des conseils à Romelu Lukaku, et non à Kylian Mbappé. Car "Titi" Henry est entraîneur adjoint de la Belgique. Un poste que l’Antillais occupe depuis deux ans.
 

Une drôle de sensation

"Je pense qu’il est pour quelque chose dans le réalisme offensif de cette équipe, même s’il y a de très bons attaquants, considère Alain Boghossian. Et l'ancien champion du monde d'indiquer au journal L'Equipe : "C'est un ancien très grand joueur, il a un palmarès, donc quand il parle, il est écouté."
 

"Ça fait bizarre de l’avoir contre nous (…), je serais fier de pouvoir montrer à Titi qu’il a choisi le mauvais camp -Olivier Giroud (31 buts en bleu)


Perdu de vue

Mais alors, pourquoi Thierry Henry n’est-il pas du bon côté, sur le banc français ? "On l'a un peu perdu de vue, il a peu de contacts avec la Fédération. C'est la vie qui est comme ça. Il est en Angleterre depuis longtemps, j'ai très peu de contact pour ma part", explique le patron de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët.
 
Thierry Henry félicitant Eden Hazard, pendant le quart de finale du Mondial 2018 qui opposait les Diables Rouges au Brésil © Jewel SAMAD / AFP
© Jewel SAMAD / AFP Thierry Henry félicitant Eden Hazard, pendant le quart de finale du Mondial 2018 qui opposait les Diables Rouges au Brésil

C’est vrai qu'Henry n’a pas attendu d’être adjoint du sélectionneur de la Belgique pour disparaître des écrans radars français. Le footballeur a joué à Monaco, Turin - où il avait aussi côtoyé durant six mois Didier Deschamps, en 1999 -, Londres, Barcelone et New-York. Avec un point de basculement : 2009, et cette main contre l’Irlande qui va permettre la qualification des Bleus pour le mondial de 2010.


Une main, et puis s'en va

Une passe de la main qui permet à William Gallas de marquer. Mais surtout, un geste qui lance la polémique. Le scandale de Knysna, quelques mois plus tard, en Afrique du Sud, va sceller le destin de l’attaquant français. À partir de là, la France le perd de vue : il part jouer pendant quatre ans, de 2010 à 2014, aux Red Bulls. En janvier et février 2012, il rejoue même avec Arsenal et marque un but mythique contre Leeds en FA Cup, le championnat anglais (1-0).

En 2014, le joueur à la retraite devient consultant sur la chaîne Sky sports. Ses projets de reconversion vers le métier d’entraîneur l’ont finalement conduit en Belgique. Pourquoi pas en France ? "Parce qu’on ne m’a rien proposé, jamais", confie Thierry Henry à L’Equipe. Mardi soir, c’est donc sur le banc belge que l’ ancien international français, âgé de 40 ans, affrontera son ancien capitaine, Didier Deschamps.
 

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