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Moustique tigre : progression spectaculaire dans l'Hexagone, 51 départements en vigilance rouge

Le moustique tigre progresse "très vite" dans l'Hexagone en 2019. Au total, 66 départements sont colonisés ou en passe de l’être, selon le site vigilance-moustiques, qui publie sa carte annuelle de la présence de l'insecte en France.

  • Par Angélique Le Bouter
  • Publié le
Bien présent et bien connu en Outre-mer où il est responsable de plusieurs épidémies de dengue, de chikungunya et de zika, le moustique tigre poursuit également son implantation dans l'Hexagone.  

Progression très rapide

Il n'y a plus aucun département en veille sanitaire. En comparaison avec 2018, neuf départements supplémentaires sont placés en vigilance rouge, soit 51 au total. Cela signifie que le moustique y est "déclaré officiellement implanté et actif"

"L'année dernière, il en avait déjà colonisé neuf autres : ça fait 18 départements en deux ans, donc une grosse progression, très rapide", précise Stéphane Robert, président de vigilance-moustiques à Franceinfo.15 départements sont désormais en vigilance orange et 30 en vigilance jaune. 
 

"Pratiquement impossible de s’en débarrasser"

"La colonisation de l’ensemble du territoire continue son accélération vers le nord", explique le site vigilance-moustiques.com dans un communiqué de presse. Près de 70% de l'Hexagone sont désormais concernés par la présence du moustique tigre et ses conséquences sanitaires.

Originaire d'Asie du Sud-Est, le moustique tigre, ou aedes albopictus, serait arrivé en France par bateau et ne cesse de progresser depuis 2004. L'insecte aime les lieux habités par l’homme, ce qui "explique qu’une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de s’en débarrasser", alarme le ministère de la Santé, sur son site internet
 

Chik, dengue et zika

Le moustique-tigre, qui doit son nom aux rayures qu’il porte sur son corps, peut transmettre plusieurs virus comme la dengue - une épidémie est en cours à La Réunion en ce moment - mais aussi le chikungunya ou le zika, trois maladies bien connues en Outre-mer. Mais pour transmettre ces maladies, l'aedes albopictus doit être porteur du virus, c'est-à-dire qu'il doit avoir piqué une personne infectée.

Les premiers cas de contamination dans l'Hexagone ont été observés en 2010, alors que plusieurs épidémies ont été recensées dans les territoires d'Outre-mer ces dernières années. 

 

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