Nathanaël Mogé, du basket au mannequinat

tranches de vie
C'est très jeune dans sa Guyane natale que Nathanaël se prend de passion pour le basket. À l'adolescence il rêve de devenir professionnel et même de jouer en NBA, le prestigieux championnat américain. À 16 ans, il débarque à Cholet, terre de basket dans l'Hexagone et mène de front études et sport. Mais son destin lui indique une toute autre direction : le mannequinat.

"J'arrive pour mon rêve qui est de passer basketteur pro. En centre de formation je suis dans un monde que je ne connais pas, beaucoup d'entrainements. Cela a été une vraie remise en question parce que c'était dur mentalement." Livré à lui-même si jeune, Nathanaël a du mal à concilier sport et études. Les entrainements se terminent tard, il lui faut faire ses devoirs après 22h30 : "Ma première année à Cholet j'ai redoublé et j'ai raté mon bac pour un point."

"Dans ma chambre j'avais collé des posters de basket partout et quand je suis arrivé en France des amis m'ont dit que j'avais le physique pour être mannequin. Je répondais : oui, quand je serai basketteur en NBA." Ils n'avaient pas tort tout comme ce photographe qui croise le jeune basketteur dans la rue et lui prédit une belle carrière de mannequin. Il prend Nathanaël en photo qui ne les postera sur les réseaux sociaux que six mois plus tard. Cela suffira à lui mettre le pied à l'étrier : "L'élection Mister National m'a détecté. J'ai participé au concours de Mister Île-de-France et j'ai gagné." Il tient ensuite son premier rôle de figurant aux côtés de Tom Cruise dans le film Mission impossible 6. Puis tout s'enchaîne rapidement avec son premier contrat de mannequin en Chine. Il part pour trois mois mais y reste huit, entre Shangaï et Hong Kong, sa carrière est lancée.

"Quand j'ai mis un pied sur un set de shooting je me suis retrouvé dans mon élément. Je me suis dit waouh c'est ce que je veux faire", et Nathanaël le fait si bien qu'il ne se voit pas faire autre chose ou revenir au basket, surtout qu'il a pu concilier les deux : "Les moments où j'ai pu faire des shootings avec un ballon de basket, là, j'étais aux anges."