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Un nouveau procédé pour le nickel, une seconde vie pour l’usine Eramet de Sandouville

Eramet optimise sa production de nickel. Sous le soleil de Normandie, l’usine de Sandouville revit avec son contrat de minerai finlandais. Les nouvelles installations ont été inaugurées lundi 19 juin. 

Le lundi 19 juin, jour d'inauguration de l'usine de nickel modernisée du groupe Eramet en Normandie. © Alain Jeannin
© Alain Jeannin Le lundi 19 juin, jour d'inauguration de l'usine de nickel modernisée du groupe Eramet en Normandie.
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le
Une longue histoire, centenaire, entre la Nouvelle-Calédonie et la Normandie se termine. L’usine calédonienne SLN à Nouméa se spécialise dans la production de ferronickel dont elle est le leader mondial. L’usine normande de Sandouville renforce son positionnement dans le nickel, métal ou liquide, de haute pureté.

Eramet entend gagner la bataille de la compétitivité du nickel

L’inauguration de l’usine rénovée de Sandouville marque un changement et un renouveau. Désormais, le minerai de nickel n’est plus calédonien, il vient de Finlande. Eramet et son partenaire Boliden à Harjavalta ont conclu un contrat de 10 ans. Un accord commercial dont on sait seulement qu’il prévoit le traitement du concentré de nickel par Eramet et sa transformation en cathodes ou plaques de métal pur, mais aussi en chlorures de nickel pour les industries de l'informatique, de la téléphonie et du numérique.

Chlorure de nickel produit par l'usine Eramet de Sandouville © Alain Jeannin
© Alain Jeannin Chlorure de nickel produit par l'usine Eramet de Sandouville

Technologie de pointe 

Les spécificités du minerai finlandais ont nécessité plus d’un an d’adaptation des procédés chimiques par les équipes d’Eramet en Normandie et à Trappes. Désormais, le groupe français est l’un des seuls producteurs au monde à pouvoir, traiter et extraire également les autres métaux contenus dans les mattes de nickel. Du cuivre et des métaux rares notamment. Cette petite production raffinée par Eramet dans son usine modernisée de Sandouville, sera ensuite livrée à son partenaire Boliden. "La mise en place d’une économie circulaire est profitable aux deux entreprises" souligne un responsable du groupe français. En Normandie, "les emplois de l’usine sont préservés et l'avenir s'éclaircit, c'est le principal pour nous" se félicite le syndicat CGT majoritaire.

Le reportage inaugural du lundi 19 juin à l'usine Eramet Nickel de Normandie avec Marc Lefebvre directeur de l'usine de Sandouville et Philippe Gundermann directeur de la stratégie du groupe Eramet. 
Eramet Sandouville

Eramet investit pour l'avenir

À Sandouville, l’investissement de 34,5 millions d’euros permet de diversifier et d’optimiser la production de nickel pur - un métal et des liquides indispensables aux industries de pointe. 16.000 tonnes seront produites en Normandie grâce à un procédé hydro-métallurgique de pointe. Le projet Estuaire aboutit à l’optimisation du procédé de production qui permet d’extraire tous les métaux contenus dans les concentrés finlandais, pas uniquement le nickel. Cette adaptation industrielle au service de la compétitivité et de l’emploi s'accompagne de la montée en puissance de l’usine SLN de Nouvelle-Calédonie. Le site de Doniambo produit toujours plus d'alliage de ferronickel (SLN25) pour l’acier inoxydable.

Eramet Sandouville a vu le jour en 1978. 39 ans plus tard, c’est un nouveau départ pour cette usine qui est désormais une société à part entière, une filiale du groupe Eramet. Chacun en ce jour de relance en avait conscience, le contrat finlandais assure 10 ans de visibilité et de travail aux métallurgistes normands. Dans l’industrie des matières premières et du nickel, c’est presque une éternité.


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