Polynésie française : regard d'un missionnaire au XIXe siècle

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Jusqu'au bout du monde, regards missionnaires
Partis de Lyon, des centaines de missionnaires ont sillonné le monde pour évangéliser et témoigner. Arrêt sur images en Polynésie.

Jusqu’au bout du monde, regards missionnaires (musée des confluences de Lyon, jusqu’au 8 mai 2022). A partir de 1822, à Lyon, sous l’égide de l’Oeuvre de la Propagation de la foi, des centaines de missionnaires sont partis à la découverte du monde en Afrique, en Asie, aux Amériques et dans l’Océanie. Leurs missions : convertir les populations rencontrées et envoyer des récits et des objets afin de raconter leurs quotidiens. Cette masse d’informations servant à informer les généreux donateurs qui finançaient leurs missions. Parmi la centaine d’objets exposés, une toute petite poignée provient de la Polynésie française.

Ils ont été rapportés par un missionnaire, parti là-bas dans la seconde moitié du XIXe siècle, et resté sur place près de 40 ans. "Cet ecclésiastique s’intéressait à la cosmogonie des Tuamotus. Il cherchait des correspondances avec le christianisme" explique Marianne Rigaud-Roy, chargée d’exposition. "Ces récits revêtent une valeur historique car ce missionnaire a été témoin de rituels et de cérémonies, sans doute disparus." Parmi les objets envoyés et exposés, il y a une petite sculpture zoomorphe, une tortue. "Elle devait certainement participer aux rituels liés à la pêche. Cette sculpture est accompagnée d’hameçons, de parures et de coquillages."

Même s’ils faisaient œuvre d’ethnologues, d’historiens, de cartographes ou de linguistes, ces missionnaires n’en avaient pas nécessairement la rigueur scientifique. C’est pourquoi, avertissent les organisateurs, la contextualisation et certains éclairages manquent. Mais ces objets usuels restent néanmoins comme les premiers témoignages de façons de vivre de populations jusqu’alors très peu connues.

Jusqu'au bout du monde, regards missionnaires